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      <category>Economie Sociale et Solidaire</category>
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        <title>Un milliard et moi, et moi et moi…des alliances essentielles pour bifurquer !</title>
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      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>14/07/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Un milliard et moi, et moi et moi…des alliances essentielles pour bifurquer ! </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?CardonaPierreAlain2/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
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                      Pratiquer une autre économie  
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                       <a href=?repondre-a-nos-besoins-essentiels-en-prenant-soin-de-nos-territoires>Répondre à nos besoins essentiels en prenant soin de nos territoires </a>
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                      Renforcer les solidarités 
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    </div>


 



<div class="article">
    En avril dernier, Bastien Sibille, fondateur de la SCIC Mobicoop et coprésident des Licoornes, avait lancé un appel pour la création d’un fonds d’un milliard d’euros pour accélérer la transition et permettre aux acteurs déjà engagés de s’organiser. 3 mois et un millier de signataires plus tard, un premier rendez-vous a été fixé le 6 juillet dernier à Paris. Rentré à Marseille, je vous en propose un retour à chaud;!    <p>Nous avons commencé des centaines éparpillées, nous nous sommes retrouvés près de 500 personnes à assister à cette journée, accueillis au sein du collège des Bernardins ou bien en mode visio !</p>    <p>La journée a démarré par une séquence inspirante, la lecture d’une lettre de Claude Alphandéry. Claude nous a rappelé dans quelles conditions Jean Moulin lui demanda, en 1943, d’organiser pour la Drôme un travail de réunification des réseaux de la Résistance. C’est aussi le moment d’accueil et formation de centaines de jeunes, décidés à rejoindre la résistance en refusant le Service de travail obligatoire. Ce moment particulier de notre histoire a démontré qu’il a été possible de s’allier et de s’accepter malgré des histoires personnelles, des cultures politiques ou des croyances différentes. Cela a été possible car de nombreux jeunes étaient réunis dans un même lieu et avec beaucoup de temps pour échanger, partager, s’organiser, apprendre ensemble, et surtout vivre ensemble;!</p>    <p>Cet espace-temps de quelques mois a forgé des amitiés, des combats et des convictions qui se sont retrouvés dans le programme national de la Résistance, « Les Jours Heureux;». Cette histoire est la nôtre, elle a rassemblé des communistes et des intégristes catholiques, des militants politiques comme des personnes qui ne s’étaient jamais engagés dans un cadre collectif. Claude, en nous rappelant cela dans sa lettre introductive à nos travaux, a mis la barre très haute, et à poser une exigence pour les nouvelles générations. Il a été possible durant cette période de débattre et de travailler nos désaccords quand une vision, une urgence, une force de vie deviennent essentielles.</p>    <h3><strong>« Qu’est ce qui est essentiel ? » </strong></h3>    <p>Cette question traverse nos générations.<strong> </strong>Les conditions sont différentes mais la période que nous traversons doit questionner notre capacité de nous allier, non pour se lever face à l’occupant, mais pour bifurquer face à un système capitaliste et financier qui tue à grande échelle notre écosystème terrien.</p>    <p>Bastien dans son ouverture des travaux, rappelle que les fumées des grands feux canadiens sont arrivées chez nous, au moment où d’autres feux se sont allumés dans des quartiers périphériques suite à l’assassinat du jeune Nahel. Ce lien permet de rappeler qu’il n’y aura pas de transition écologique et climatique sans justice sociale. Cette première alliance est une exigence, elle est aujourd’hui portée par les nouvelles générations. Comment alors créer les conditions de ces alliances qui permettront de faire levier. Le milliard d’euros du fonds est un appel pour démontrer que nos savoir-faire et expériences sont aujourd’hui en mesure de relever le défi mais cette aventure s’inscrit bien au-delà.</p>    <h3><strong>Elle est une aventure qui ne sait pas exactement où elle va, et c’est tant mieux !</strong></h3><p>Elle est construite, pas après pas, en articulant projet, vision et actions. Après des témoignages inspirants en matinée, 8 ateliers de travail ont pu s’exercer en 1h30 à produire des propositions. Ces ateliers ont permis à la fois de découvrir la diversité des participants et d’articuler des approches pour porter des propositions de chaque groupe. Un compte rendu détaillé sera partagé durant l’été et un second rendez-vous sera programmé à l’automne afin de fixer ensemble une méthode, une gouvernance et des premières actions.</p>    <p>Nous avons co-animé avec Patrick Viveret et Vaia Tuuhia l’atelier 6 : <strong>« Comment expérimenter les formes économiques, écologiques et démocratiques que nous réclamons ?</strong> ». Un atelier qui a pu rassembler plus d’une vingtaine de personne très diverses et se connaissant peu.<a> </a>« Il y a au bas mot 2 millions de personnes qui adhèrent à la transition juste mais cela ne fait pas système et levier de transformation ». Nous sommes partis des expériences qui existent déjà. « Il y a quantités de choses qui se font mais comment cela constitue un ensemble articulé qui permettrait au milliard de renforcer ces initiatives ? » : que ce soit sur le forum des indicateurs de richesses, la comptabilité care en triple capital, le DONUT d’Oxfam, les monnaies locales avec le Mouvement Sol, les monnaies-temps avec les Accorderies, la monnaie-fiscale, les Licoornes comme les associations et SCIC sur nos territoires. </p>    <p>Un milliard, pour faire quoi et comment ? Quels liens avec l&apos;économie de marché et comment la dynamique de ce milliard permet de soutenir des initiatives en dehors de l&apos;économie marchande ? Cela passe nécessairement par résister à la novlangue. Patrick Viveret rappelle les définitions que nous devrions défendre de termes aujourd’hui transformés : Valeur, force de vie ou valor is money ? Bénéfices comme activités bénéfiques et bénévolat, comme orientation bénéfique de la volonté ? Ces mots peuvent appuyer la création d’un nouveau récit, contribuent à un langage commun et nourrissent des alliances. Par exemple, un participant exprime le fait que l’on « ne cherche pas 1 milliard, mais on a déjà 100 milliards si on raconte une nouvelle histoire ! ». Des difficultés pour s’allier au sein de l’ESS « souvent dans des guerres de chapelle » ? Animer des polarités et faire vivre des controverses qui nous renforcent en assumant nos tensions comme autant de richesses ?</p>    <h3><strong>Quelle stratégie pour dépasser l’approche uniquement monétaire du milliard ?</strong></h3>    <p>Sur cette question, les participants sont revenus sur les expériences issues d’une analyse critique des règles comptables actuelles : Mieux reconnaitre <a>l</a>es externalités négatives car, en les transformant, elles deviennent des sources considérables sur les budgets de nombreuses organisations publiques ou privées.<a> </a>Un autre participant nous partage son expérience des marchés financiers et propose d’Hacker le système financier, ni plus, ni moins ! Cela nous démontre que s’allier avec des personnes et des mondes si peu « familiers » peut nous ouvrir de nouvelles pistes et de nouveaux imaginaires. Il faut penser un autre système fondé sur un « retraitement de notre comptabilité » affirme Patrick Viveret : pourquoi ne pas imaginer des points verts et des points noirs pour qualifier de nouveaux indicateurs en différenciant ce qui est « bénéfique » et ce qui est « destructeur » ?</p>    <p><strong>Cela devient alors un enjeu de délibération démocratique.</strong> Qu&apos;est ce qui a de la valeur dans notre comptabilité actuelle ? Qui et comment fixer ces points et ces choix ? Quelle dimension concrète et visible pour chaque citoyen ? C’est le sens du projet d’une nouvelle carte vitale prenant en compte la dimension globale de la santé au sens de la définition de l’OMS : « un état de complet bien-être physique, mental et social ». Chaque citoyen prendrait la mesure de ce que cette carte lui permettrait de faire, de reconnaître mais aussi de simplement « être ».</p>    <h3><strong>Une partie du milliard en monnaie locale pour faire levier et soutenir l’écosystème territorial</strong></h3>    <p>Nous devions retenir une proposition à remettre dans la synthèse de la séance plénière : Il a été choisi de renforcer les monnaies locales en demandant à ce qu’une partie du milliard mobilisé puisse être distribué en monnaie locale afin de renforcer les écosystèmes locaux. Une étude a été menée qui démontre que 1000 euros sous forme de monnaie locale déploie entre 1,25 à 1,55 fois plus de ressources sur le territoire en infusant les réseaux de commerce et de services de proximité. De plus, pour appuyer la cohérence de nos pratiques et de nos discours, il est demandé aux SCIC et associations engagées dans notre processus de payer leurs salariés, sur une part, en monnaie locale si elle existe bien sûr ! Il reste alors au Mouvement Sol de développer l’inter-opérabilité des monnaies locales afin de pouvoir les utiliser sur tout le territoire. Là encore, Guillaume, cofondateur de l’Assemblée virtuelle, a rappelé qu’ils ont pu développer des systèmes numériques en soutien à ces acteurs, du Transiscope au réseau social décentralisé, bientôt Archipelago. Sur ce sujet des monnaies et bien d’autres, les alliances entre acteurs se fondent aussi sur des compétences complémentaires qui, ensemble, démontrent la puissance et l’innovation de notre réseau.</p>    <h3><strong>Des nouvelles alliances entre territoires populaires, urbains et ruraux</strong></h3>    <p>La première contribution que nous souhaitons apporter à ce tissage est le lien entre acteurs des quartiers urbains populaires et des quartiers plus ruraux, tous marqués par les inégalités. Il n’y aura pas de transition écologique sans lutte contre les inégalités. Notre prochain pas est de diffuser auprès des réseaux d’acteurs associatifs et institutionnels, des bénévoles comme de nombreux professionnels, cet appel et cet enjeu de sortir de nos « espaces de représentation;» ou les silos façonnés par une approche techniciste de nos métiers ou de nos engagements. Les Colibris, le Collectif de la transition citoyenne, le Mouvement pour l’économie solidaire (MES), le Collectif des associations citoyennes (CAC) le font déjà. Il faut poursuivre vers des réseaux plus institutionnels mais tout autant engagés, par exemple, l’UNADEL comme l’IRDSU qui travaillent déjà ensemble doivent se relier à cette dynamique (et non se rallier).</p>    <p>« Ce qui se fait sans nous, se fait contre nous;», nous devons aussi créer les conditions de la rencontre pour tisser les liens avec les associations et collectifs issus des quartiers populaires qui doivent porter par eux-mêmes leur voix. A l’approche de la signature des nouveaux contrats de ville à la fin de 2023, il faut que la question écologique et sociale en deviennent la colonne vertébrale. De nouvelles alliances, comme de nouvelles conditions de la rencontre et de la délibération, permettraient de donner un autre horizon à une société qui se transforme déjà mais qui se fissure tout autant.</p>    <h3><strong>Le 6 juillet marque le début d’une aventure, une aventure qui doit tenir dans le temps</strong></h3>    <p>Pour cela, elle a besoin de rythme : le rythme de nos rencontres comme des occasions de faire ensemble, de transmettre entre générations, de partager des expériences. Le 6 juillet a été ce premier temps;et il y en aura d’autres avant le prochain grand rendez-vous fixé à l’automne.</p>    <p>Inscrire nos actions dans la durée, c’est aussi les rythmer par des pettes actions individuelles. La première proposée est d’élargir le cercle à 3 personnes de notre entourage;! Nous sommes près de 1000 premiers signataires, nous devons être 3000 après la période estivale. Pour signer c’est ici : <a href="https://0yhgi.mjt.lu/lnk/AVMAAB3iK-AAAckEjoQAASajvl8AAYCtl0IAnaKkACSGHgBkq7YSNmULJWblQoW4U6h30Ey3UgAiLGc/3/ZLB2NxmzmrcrJGAMJ6fVTQ/aHR0cHM6Ly9mcmFtYWZvcm1zLm9yZy8xLW1pbGxpYXJkLWRldXJvcy1wb3VyLWxhLXRyYW5zaXRpb24tanVzdGUtMTY4ODIyMjAzNg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://framaforms.org/1-milliard-deuros-pour-la-transition-juste-1688222036</a></p>    <p>Du rythme, des rencontres, des petites actions, nous avons besoin aussi d’espaces et de lieux pour le rendre possible. Un atelier a travaillé à cet enjeu et a commencé à repérer des alliances avec plusieurs dizaines de lieux sur les territoires pour le permettre.</p>    <p>Des temps pour se voir, des lieux, de l’énergie, autant de belles ressources rassemblées pour poursuivre et se relier. L’Eccap y contribuera comme l’Archipel des confluences :<strong> </strong>être au service des acteurs et des espaces où se tissent les liens, et nourrissent la confiance pour changer de cap.</p>         
 
 
</div>




	 


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        <pubDate>Tue, 26 Nov 2024 01:43:17 +0100</pubDate>
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        <title>Un revenu d&apos;existence du niveau du RSA  serait-il un « changement de cap » ?</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>15/09/2022</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Un revenu d&apos;existence du niveau du RSA  serait-il un « changement de cap » ? </h1>
<div class="auteur"><ul>
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		 	title="Voir la fiche Régent Léon">Régent Léon</a></li>
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                      Redistribuer les richesses 
                     </span>
               
    </div>


 



<div class="article">
    <div>Léon Régent, ingénieur X-Télécom en retraite, marié et père de quatre enfants, a mené l&apos;essentiel de sa carrière professionnelle à France Telecom. Il l&apos;a terminée place Beauvau, où il a retrouvé, impuissant, les rigidités de gestion des PTT de 1970… en pire !</div><div>Il découvre le revenu d’existence en 2012 par la thèse de Marc de Basquiat. Pragmatique et non pas idéologue ou politique, il est séduit par la solidité et la simplicité de ce projet. Il adhère à l’AIRE en 2014. Il cherche concrètement comment, techniquement, le mettre en œuvre, et arrive à la conclusion qu’il faut commencer par les enfants pour éviter l’ambition trop grande de tout changer en même temps.</div><div>Il publie début 2018 « La face cachée des prestations familiales. Projet de simplification » aux éditions de l’AIRE. Site web : <a href="https://leonregent.fr/">leonregent.fr</a></div><div></div><div></div><div>A l’évidence, un revenu d’existence de 1000 € par mois financé par création monétaire serait un vrai changement de cap, une rupture. Mais que penser de la <a href="https://revenudexistence.org/wp/2ru/">proposition de l’AIRE</a> (Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence) d’un montant d’environ 500 € par adulte financé classiquement par l’impôt : 30 % du revenu, remplaçant l’IR ?</div><div></div><div>Précision d’importance : les aides au logement demeurent, ainsi que d’autres avantages, comme la complémentaire santé. Un locataire inactif touche et continuera à toucher beaucoup plus que 500 €.</div><div></div><div>La redistribution financière actuelle prend des formes diverses : aides (RSA, prime d’activité…), allocations (familiales, handicap…) et impôts (sur le revenu, sur le patrimoine). Ces dispositifs, bardés de conditions et d’effets de seuils, gérés par différents ministères, produisent un résultat total auquel on s’intéresse rarement. Bien sûr, l’État majore le revenu des plus pauvres (aides) et réduit celui des plus aisés (impôts), mais de combien ? Voici le montant total de son action selon le salaire du foyer, hors APL et avantages divers, dans trois cas simples : un célibataire, un couple, un couple avec quatre enfants.<br /><br />;­<br /><img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2023/01/6321aeddec06a0394a0af0f7.png" width="496" height="318" alt="6321aeddec06a0394a0af0f7.png" /><br />­</div><div><br /></div><div>Pour un célibataire, la courbe noire ressemble fort à une droite, figurée en pointillés. Elle commence à 520 € (RSA et prime de Noël), et sa pente moyenne est de 30 %. Les irrégularités sont la conséquence de la multiplicité et de la complexité des dispositifs accumulés au fil du temps.</div><div>Pour les couples aisés sans enfants, la courbe est aussi une quasi droite, mais il y a un décrochement pour les couples pauvres : ils touchent un RSA bien inférieur à celui de deux célibataires. Cette injustice leur barre l’accès au mariage, ou les conduit à cacher un lien conjugal – l’administration traque les « tricheurs » par des questionnaires intrusifs et des enquêtes.</div><div>Pour un couple avec quatre enfants, on constate que l’État ajoute environ 900 € quel que soit le niveau de revenu. Cette somme (200 à 250 € par enfant) est l’addition d’une dizaine de causes : RSA et prime d’activité familialisés, allocations familiales, complément familial, prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentres scolaire, quotient familial, décote de l’impôt sur le revenu…</div><div></div><div>La proposition de l’AIRE est une simplification radicale : passer des courbes en trait plein aux pointillés : 520 € par adulte dès 18 ans, 200 à 250 € par enfant selon l’âge, et un impôt de 30 % sur tous les revenus nets, remplaçant l’impôt sur le revenu.</div><div>Cette proposition n’engendre donc pas de coût supplémentaire, sauf pour les « oubliés » d’aujourd’hui : principalement les couples pauvres (le revenu d’existence est individualisé), les 18-25 ans, et bien sûr les « non-recours ».</div><div>Le champ de cette réforme est volontairement limité : on ne touche pas au logement, aux retraites, à la santé, au chômage, aux gardes d’enfants... L’AAH (handicapés) et l’ASPA (ex-minimum vieillesse) sont remplacés par un complément au revenu d’existence pour un effet équivalent.<br /><br /><a href="https://leonregent.fr/Pdf/La_Face_Cachee_Des_Prestations_Familiales.pdf"><strong>TOME 1 : ENFANTS</strong></a><img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2023/01/6321b0354d4a9f5d2428ecaf.png" width="85" height="123" alt="6321b0354d4a9f5d2428ecaf.png" /><br /><a href="https://leonregent.fr/Pdf/La"><strong>­TOME 2 : ADULTES</strong></a><img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2023/01/6321b08e2f84b951c302532f.png" width="85" height="123" alt="6321b08e2f84b951c302532f.png" /><br /> Concrètement, on pourrait procéder en deux étapes : d’abord remplacer les prestations familiales par une allocation familiale unique, puis passer aux adultes. <a href="https://leonregent.fr/Revenu_de_Base.htm">Deux livres librement téléchargeables</a> décrivent en détails chacune de ces étapes. Ils braquent volontairement le projecteur sur les points délicats et des variantes possibles.</div><div></div><div></div><div></div><div></div><div>Pourquoi changer, si la situation financière de la plupart des foyers ne s’en trouve quasi pas modifiée ? Pour deux raisons au moins !</div><div>Tout d’abord, le nouveau système coûterait à terme infiniment moins cher à gérer, côté administration mais aussi côté administrés : moins de démarches, moins de recours à des conseils.</div><div>Surtout, il y aurait un vrai changement : le passage de l’opacité à la transparence. Illustrons-le à partir du cas réel d’une personne qui s’est trouvée brutalement sans ressources. Il lui a fallu des heures pour faire et refaire sa demande de RSA. Une vingtaine de justificatifs ont été exigés !</div><div>Ce qu’elle touche enfin lui est notifié... avec des libellés incompréhensibles :</div><div><img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2023/01/6321b0be105a7d373132626e.png" width="369" height="164" alt="6321b0be105a7d373132626e.png" /><br />­<br /> Quel rapport entre ces montants et le chiffre d’affaire d’auto-entrepreneur de 604 € déclaré le trimestre précédent ? A quoi doit-elle s’attendre si son chiffre d’affaire change ? Il lui est impossible de le savoir. Les simulateurs officiels en ligne, eux-mêmes dépassés, sont en pratique inutilisables.</div><div>La CAF n’est pas responsable de cette maltraitance administrative. Pour expliquer, il lui faudrait remplacer ce relevé par trois pages de calculs !</div><div></div><div>Chacun ne peut connaître qu’un peu de ce qui le concerne. S’agissant par exemple des enfants, les familles pauvres sont sensibles à l’allocation de rentrée scolaire, et les familles aisées aux réductions d’impôts. Chacun défend ce qu’il connaît : l’opacité du système dresse les classes sociales les unes contre les autres.</div><div></div><div>Le gouvernement et les députés sont dépassés eux aussi. Quand il faut calmer des manifestations, ils votent une rustine de plus dans l’urgence. Ils multiplient ainsi les incohérences que l’administration cache dans des algorithmes opaques.</div><div></div><div>L’enjeu majeur du revenu d’existence de l’AIRE pourrait être la fraternité :<br />;un même dispositif pour tous, simple et transparent.</div><div></div><div></div><div></div><div>S’agit-il d’un « changement de cap » révolutionnaire ? Oui. En effet, ce projet réaliste, relativement facile à financer et à mettre en œuvre, est beaucoup plus radical qu’un rêve plus ambitieux qui ne verrait jamais le jour. Cette radicalité peut être perçue comme une menace, puisque le revenu d’existence menace les organisations dont la raison d’être est de gérer la complexité. Il menace les élus, qui ne pourront plus faire de promesses démagogiques ciblées sur leur électorat.</div><div></div><div>Où trouver le courage d’affronter ces obstacles ?</div><div>Dans la prise de conscience qu’on est arrivé au bout du bout de ce que le fonctionnement actuel peut produire de bon. Un système illisible condamne en effet les acteurs à des manifestations violentes pour réclamer plus, sans conscience ni de la faisabilité, ni des conséquences. L’exaspération est nourrie par la complexité et l’ineptie croissantes des lois et décrets. Si l’on ne change pas pacifiquement de cap, une « explosion » va se produire. Le résultat sera infiniment loin des rêves des utopistes : tous seront perdants.</div><div></div><div>Comment expliquer que la voie vers une société plus fraternelle aujourd’hui en France est la simplification et la transparence, et non plus une « générosité » plus grande ? Par la pratique ! Avec une « allocation familiale unique » ne dépendant ni des revenus du foyer, ni de sa composition, chacun pourrait voir, dans son quotidien, l’utilité d’une telle mesure.</div><div></div><div>Le succès de cette première réforme montrera la vraie place de l’État national : non pas traiter tous les cas particuliers avec des bases de données inquisitrices, mais fixer un cadre financier simple, universel, individuel et inconditionnel à l’intérieur duquel les acteurs locaux pourront agir de manière personnalisée. Il permettra de poursuivre avec d’autres réformes, plus sensibles : le revenu d’existence pour les adultes, les retraites, les cotisations sociales…</div><div></div><div>Libéré d’une bureaucratie étouffante, chacun pourra mieux vivre selon ses souhaits.</div><div></div><div></div><div></div>        
 
  <h3>Notes</h3>
    Que penser de la proposition de l’AIRE (Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence) d’un revenu d’existence d’un montant d’environ 500 € ?        
 
</div>




	 


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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
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      <item>
        <title>A propos du livre d’Abdenour Bidard : le Génie de la France.</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>15/09/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">A propos du livre d’Abdenour Bidard : le Génie de la France. </h1>
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							<li><a href="https://eccap.fr/?RoustangGuy/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Roustang Guy">Roustang Guy</a></li>
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                         <span class=" cadre thema penser_faire_mondialite">
                       <a href=?penser-faire-mondialite>Penser / Faire mondialité </a>
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    </div>


 



<div class="article">
    <img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2023/09/Screenshot-2023-09-15-at-16.59.23.png" alt="class=wp-image-2046" />    <p>Cet article s’adresse tout à la fois :</p>    <ul> <li>;A ceux, qui sont;nombreux dans les jeunes générations, et qui pensent que la France n’a aucun rôle particulier à jouer dans une mondialisation respectueuse de tous.</li>    <li>A ceux qui défendent une identité française qui existerait depuis toujours et qui serait menacé par le risque du grand remplacement.</li> </ul>    <p>Le livre d’Abdenour Bidar, Français croyant musulman, intitulé : « Génie de la France;» mériterait d’être lu par les uns et les autres.</p>    <p><strong>« Génie de la France;» est donc le titre provocateur de ce livre. </strong>Le premier chapitre est intitulé : « Le pays qui dit non;». Il rappelle l’étymologie de « franc;» qui a donné France, c’est l’étymologie de frei en allemand et de free en français, les deux termes se traduisant également par libre<a href="#_ftn1">[1]</a>. Bidar écrit : « Depuis 1789, toute personne qui lutte quelque part sur la planète pour conquérir la reconnaissance de ses droits ne se sent-elle pas, par identification, un peu française;? »<a href="#_ftn2">[2]</a></p>    <p>Bidar voit dans l’Appel de de Gaulle le 18 juin 1940, alors qu’il était sans armée, encore sans soutien politique d’une puissance alliée, l’héritier lointain du chevalier Bayard qui « au temps de Louis XII et de François Ier, personnifia une chevalerie française se battant héroïquement jusqu’au sacrifice, « sans peur et sans reproche;». Rappelons que la première phrase des Mémoires de guerre de de Gaulle est la suivante : « Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France;».</p>    <p>Pour justifier le titre du premier chapitre, « Le pays qui dit non;», Bidar cite entre autres Descartes, ce « cavalier français qui partit d’un si bon pas;»<a href="#_ftn3">[3]</a> et qui « entreprit de douter ni plus ni moins que de la totalité du réel;», Jean-Paul Sartre qui affirme « que l’homme existe d’abord et avant tout comme liberté absolue…;», les « modernes Michel Foucault ou Jacques Derrida, en passant donc par Descartes, des esprits hyper critiques; de grands « déconstructeurs;». Sans oublier Blaise Pascal « pourtant chrétien si fervent;» qui prit « autant de soin à désacraliser tout ce que nous sacralisons;».</p>    <p>Ce premier chapitre du livre ne va pas sans mise en garde. « Nous nous sommes trahis hier, gravement, et nous devons avoir l’humilité de le reconnaître;». Sont évoqués par exemple : « l’iniquité colonialiste et esclavagiste;» « l’iniquité actuellement de notre commerce d’armes;» « l’iniquité enfin de politiques qui, désormais, lentement mais sûrement, deviennent de plus en plus autoritaires, sécuritaires, liberticides…;»<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>    <p><strong>Ce livre est écrit par un Français musulman.</strong></p>    <p>Pour lever toute ambiguïté, Bidar souhaite que le pouvoir politique passe de la parole aux actes dans la lutte contre l’islamisme, par exemple : « la fermeture de tous les lieux de culte dont l’imam ne parle pas le français et n’a pas suivi de formation aux valeurs de la République;» <a href="#_ftn5">[5]</a>. Il rappelle aussi qu’il y a déjà cent ans, Charles Maurras déclarait : « Il s’agit de savoir si nous sommes chez nous en France ou si nous n’y sommes plus;». Il n’a donc pas fallu attendre Eric Zemmour pour parler de grand remplacement et de la crainte de voir la France mourir compte tenu de l’excès d’immigration. François Héran pour sa part s’élève <strong>contre</strong> <strong>la prétention à la</strong> <strong>continuité historique</strong> revendiquée comme un droit fondamental par Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen, Alain Finkielkraut, Eric Ciotti etc… Il écrit :« La vérité est que, migrations ou pas, les populations de la France n’ont jamais eu droit à la continuité historique et ce, quelle que soit l’époque considérée…Pas plus qu’un autre, le peuple français n’a eu droit à la continuité historique. L’essor de l’immigration ne fait que s’insérer dans la longue série de ces mutations…et le génie national n’a pas consisté à les rejeter mais plutôt à en tirer parti, comme l’a rappelé l’Histoire mondiale de la France animée par Patrick Boucheron, qui a tant chagriné les adorateurs du temps immobile. » <a href="#_ftn6">[6]</a></p>    <p>Ce livre, dont nous n’avons évoqué que quelques aspects, est un acte de foi dans le génie de la France qui saura grâce à la laïcité amener l’Islam à reconnaître la liberté religieuse. Ce qu’il ne fait pas « quand il interdit l’apostasie ou criminalise comme blasphème l’atteinte à la divinité;». Alors que l’Eglise catholique aurait reconnu cette liberté religieuse, au moins en partie, depuis Vatican II. Et pour le judaïsme, Bidar cite la rabbine Delphine Horvilleur qui se réjouit de la laïcité pour l’exercice de son ministère. Cet espoir de voir l’Islam reconnaitre la liberté religieuse repose selon Bidar « sur la foi profonde que j’ai en mon pays, et la vision que je fais de notre terre comme cimetière de toute ambition de pouvoir du religieux. Je m’en réjouis, autant d’ailleurs comme musulman que comme français;»<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>    <hr class="wp-block-separator" />    <p><a href="#_ftnref1">[1]</a> A.Bidar ajoute ce commentaire : « Voulez-vous savoir si dans les veines de tel ou tel de nos chefs politiques d’aujourd’hui souffle l’esprit français;? Estimez le à la puissance de son « non;» et, à l’inverse, au nombre de ses complicités, notamment avec l’ordre libéral mondial;»</p>    <p><a href="#_ftnref2">[2]</a> A.Bidar, p.21</p>    <p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Cette formule citée de Charles Péguy se trouve dans le tome 3 des Œuvres complètes en prose de Péguy, p. 1280.</p>    <p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Page 46</p>    <p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Voir le livre « Génie de la France;» p.101.</p>    <p><a href="#_ftnref6">[6]</a> François Héran. Immigration : le grand déni. Ed.du Seuil, 2023, p.96.</p>    <p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Page 134.</p>         
 
 
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
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        <title>Avec le débat sur les retraites, un immense gâchis et le Rassemblement national aux aguets.</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>15/03/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Avec le débat sur les retraites, un immense gâchis et le Rassemblement national aux aguets. </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?RoustangGuy/iframe"
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<div class="article">
    <img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2023/03/Le-FN-et-la-societe-francaise.jpeg" alt="class=wp-image-1805" width="248" />    <p>Le Pacte civique, association de citoyens prudente et mesurée, affirmait dans son flash info de fin janvier intitulé Conflit sur les retraites, quelle issue? qu’on assistait à un immense gâchis. Depuis, avec les débats dans les Assemblées, ce diagnostic n’a fait qu’empirer et le Pacte civique propose une analyse qui donne une synthèse bien utile pour tous ceux qui se perdent dans les controverses et qui veulent y voir clair <a href="#sdfootnote1sym">1</a>.</p>    <h3 class="has-large-font-size"><strong>Maître des horloges ou garçon d’ascenseur ?</strong></h3>    <p>Mais pourquoi donc le Président Macron s’entête et refuse de recevoir les syndicats unanimes, au risque comme le dit Laurent;Berger d’un déni de démocratie. C’est que le président veut être le maître des horloges, celui qui décide et qui, quoi qu’il en coûte, veut faire passer sa réforme en tenant bon, en l’imposant à une société qui n’en veut pas. Au risque d’être un apprenti sorcier et d’être le garçon d’ascenseur qui fait monter Marine;Le;Pen dans les étages, c’est-à-dire dans les différentes étapes du suffrage universel.</p>    <p>Car comme le rappelle à nouveau E. Plenel dans son dernier livre : « L’appel à la vigilance;»<a href="#sdfootnote2sym">2</a>, c’est bien par les urnes que Mussolini puis Hitler sont arrivés au pouvoir. Or André;Koulberg dans son livre;Le FN et la société française;- L’extrême droite banalisée paru en 2017, aux éditions Utopia, montre comment la progression du Front national, devenu le Rassemblement national, dépend des vicissitudes de la société française.</p>    <p>Le 6 mai 1987, Jean-Marie;Le;Pen à l’Heure de vérité devant des millions de téléspectateurs dénonce les « sidaïques;» accusés de propager la maladie. La campagne menée par ce qui était alors le Front national a complètement échoué parce que « toutes les voix qui comptaient;» ont manifesté leur désaccord. « Ainsi, lorsque les frontistes ne trouvent aucun relais à leur discours de peur et à leurs fantasmes autoritaires ils échouent lamentablement;». « En septembre 1987, la déclaration sur les chambres à gaz, « point de détail de l’histoire de la guerre mondiale;», suscite de nouveau une désapprobation unanime;». C’est justement ce genre de déclaration que Marine Le Pen s’efforce d’éviter pour banaliser le Rassemblement National, supprimer le plafond de verre et l’emporter aux prochaines élections.</p>    <p>Malheureusement sur les thèmes de l’immigration et de l’insécurité, le Front national aujourd’hui Rassemblement national trouve des relais auprès de nombreux hommes politiques, médias, essayistes et pamphlétaires et cela explique ses succès électoraux<a href="#sdfootnote3sym">3</a>. La pléthore de textes législatifs ces dernières années sur ces questions est l’illustration de cette agitation autour des idées du RN.</p>    <p>Citons encore André Koulberg : « Les succès du Front national ne sont, pour l’essentiel, pas imputables à celui-ci, mais aux dysfonctionnements qui touchent la société française dans son ensemble…Le Front national est notre créature;». Et l’analyse qu’il fait de la montée des votes des Le Pen est éclairante : « Les variations des résultats frontistes à des moments où les espérances politiques s’infléchissent brusquement (confortées ou déçues) sont souvent observables;».</p>    <p>Est-il encore possible d’espérer un sursaut d’Emmanuel;Macron, qui ne serait ni maître des horloges, ni garçon d’ascenseur, mais Président des Français, dont l’écrasante majorité est opposée au projet actuel sur les retraites;? Il pourrait alors ouvrir une large négociation non seulement sur les retraites mais sur des sujets autrement plus urgents et importants comme le réchauffement climatique.</p>    <h3 class="has-large-font-size"><strong>Nécessité d’un projet écologiste et socialiste</strong>.</h3>    <p>Si l’on prend au sérieux le constat d’André Koulberg : ;« les succès du Front national (aujourd’hui Rassemblement national) sont dus aux dysfonctionnements de la société française dans son ensemble;», alors il est urgent de montrer aux électeurs du RN et aux abstentionnistes qu’un autre avenir est possible. C’est à quoi s’emploiera l’ECCAP avec bien d’autres.</p>    <p><a href="#sdfootnote1anc">1</a> Voir sur le site du Pacte Civique : « Retraites, une réforme nécessaire mais pas nécessairement urgente;».</p>    <p><a href="#sdfootnote2anc">2</a> E.Plenel. L’appel à la vigilance. Face à l’extrême droite. Ed. La Découverte 2023.</p>    <p><a href="#sdfootnote3anc">3</a> Les clarifications de François Héran, professeur au Collège de France, sur l&apos;immigration sont très importantes et l’ECCAP s’efforcera d’en parler.</p>         
 
 
</div>




	 


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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Plaidoyer pour une IA humaniste</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>02/09/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Plaidoyer pour une IA humaniste </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?PerrinJacques/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Perrin Jacques">Perrin Jacques</a></li>
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<div class="meta-info">  
     
        
                         <span class=" cadre thema politiser_la_technique_et_nos_pratiques">
                       <a href=?politiser-la-technique-et-nos-pratiques>Politiser la technique et nos pratiques </a>
                     </span>
               
    </div>


 



<div class="article">
    <img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2024/09/image-IA-1024x672.jpeg" alt="class=wp-image-2506" />    <p>Au lendemain de la dernière guerre mondiale, le photocopieur n’existait pas encore. Venaient d’apparaître les premières calculettes, les plans et les cartes se dessinaient au tire-ligne avec de l’encre de Chine sur du calque transparent, et leurs reproductions s’effectuaient sur du papier ozalid émulsionné, exposé au soleil sur des châssis, avant d’être révélées à la vapeur d’ammoniac. Sur les machines à écrire, les duplicatas des lettres étaient réalisés avec des feuilles de papier carbone. En France la télévision en noir et blanc commençait à envahir nos foyers. La radio et la presse écrite quotidienne constituaient les principaux moyens d’information.</p>    <p>Depuis lors, les techniques d’Information et de communication n’ont cessé d’évoluer jusqu’à ce que le numérique ne vienne, récemment, révolutionner les moyens d’information et les vitesses de communication.</p>    <p>En un demi-siècle nos modes de vie et nos rapports aux autres ont changé. La génération née dans les années trente est certainement celle qui a connu le plus grand nombre de progrès matériels, techniques et scientifiques, présentés comme libérateurs de tâches harassantes à l’image des robots ménagers.</p>    <p>De nos jours, l’intelligence artificielle constitue probablement une phase inaboutie de ce que l’on a coutume d’appeler « le progrès;». Dès 2018 cependant, certains auteurs comme l’écrivain - philosophe Eric SADIN ou le mathématicien et Député Cédric VILLANI nous alertaient sur de possibles dérives sociétales susceptibles d’être engendrées par ces évolutions d’apparence libératrices.</p>    <p>Depuis un peu plus d’un an, en France comme à l’étranger, le thème de l’IA fait la une des grands quotidiens et de l’ensemble des médias.<a href="#_ftn1">[1]</a></p>    <p>La presse régionale n’échappe pas à cet effet de mode.</p>    <p>Dans leur ensemble, toutes les publications vantent unanimement les incontestables progrès techniques, scientifiques et économiques, ainsi que les retombées financières générées à l’échelle mondiale par ce nouveau vecteur de connaissance et de profit.</p>    <p>Toutefois, rares sont les media qui se hasardent à anticiper les conséquences sociétales de ces évolutions et les risques qu’elles font encourir à nos démocraties.</p>    <p>Depuis peu, l’intelligence artificielle de seconde génération, dite « générative;» ne se contente plus de gérer de l’information, elle tente de remplacer l’intelligence humaine. Permettra-t-elle demain de préserver l’égalité des citoyens ? Cette question renvoie à la notion d’éthique. Elle nous demande de réfléchir aux engagements à promouvoir afin d’éviter un risque d’asservissement des individus au profit des intérêts de quelques grands décideurs du numérique, manipulateurs d’algorithmes, en association avec le monde politique. Pareille alliance imposerait des choix de société au prétexte que l’IA serait seule capable de traiter un nombre de données bien supérieures à celles captées par un cerveau humain. De là à conclure que l’IA serait beaucoup plus performante devient une évidence. La question se pose alors de savoir si cette alliance du numérique et du politique, en court-circuitant l’avis des citoyens, ne risquerait pas d’annihiler les valeurs fondamentales de nos démocraties que sont : le libre-arbitre, l‘ouverture d’esprit, la tolérance et l’acceptation de l’autre.</p>    <p>D’ores et déjà, l’IA générative s’implante massivement dans le monde. Elle sera demain accessible à toute personne détentrice d’un smartphone, autrement dit à la majorité des terriens. La question est alors de savoir si cette IA générative, qui prétend remplacer l’intelligence humaine, serait « ouverte;» ou bien « contrainte;», pour l’intérêt commun;ou seulement celui d’une poignée de décideurs principalement regroupés actuellement, au sein des GAFAM<a href="#_ftn2">[2]</a>;?</p>    <p>A ce jour, si aucune régulation (ou autorégulation) n’est mise en œuvre par les États et leurs institutions, la réponse à ces questions restera entre les mains de cette même poignée de personnes dont la puissance, en particulier financière, ne facilitera pas l’entendement.</p>    <p>A l’origine, les concepteurs - détenteurs des algorithmes prétendaient donner accès à une IA pouvant améliorer la vie du plus grand nombre. A la vue des concurrences et des récentes querelles internes, des incommensurables intérêts financiers et des emprises qui en découlent, il devient légitime d’en douter. Un contre-pouvoir doit en conséquence rapidement être mis en place, afin d’imposer l’accès à une IA « bienveillante;», que les populations pourront utiliser et exploiter à leur guise, sans contrainte, ni malveillance, une IA dotée d’une éthique, qui pour l’heure reste à définir.</p>    <p>Les démocrates, les humanistes ont dès lors un rôle à jouer. Cela, sur la base de nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Valeurs qui doivent rester garantes d’une exploitation altruiste, bienveillante et bénéfique des nouveaux outils issus de l’IA, par une population qui soit avisée, libre, consciente et responsable.</p>    <p>Aussi, tant que l’IA ne sera pas contrôlée démocratiquement, un fossé inégalitaire ne pourra que se creuser. Rester passifs devant les risques sociaux que fait peser l’IA serait faillir à la mission que nous ont léguée les générations passées depuis le siècle des lumières.</p>    <p>Comment alors parvenir à maîtriser les conséquences sociétales de l’IA;? C’est bien là toute la question que nous pose « l’Homme augmenté;» afin que moralement et socialement il ne devienne pas un « Homme diminué;»<a href="#_ftn3">[3]</a></p>    <p><strong>Dès lors, le devoir des gouvernants dans les pays démocratiques, ne consisterait-t-il pas à maintenir une approche critique des relations entre les citoyens et l’Intelligence Artificielle Générative;?</strong></p>    <p>L’IA générative constitue le second niveau de l’intelligence artificielle. Elle ne se contente plus de capter, stocker, traiter et émettre de l’information, elle donne des solutions aux problèmes en se substituant à l’intelligence humaine. Elle acquiert ainsi un pouvoir subjectif d’information de conviction et de persuasion d’une extrême puissance à des fins que l&apos;on peut légitimement questionner. Avec cette IA de seconde génération, les modes et les vitesses de communications ont changé. On observe une multiplication des « fake news;» (fausses nouvelles) et des « deepfakes;» (mimétisme audio-visuel de discours ou de déclarations mensongères de personnalités)<a href="#_ftn4">[4]</a>. Celles-ci font désormais partie des stratégies du monde de l’entreprise, de l’information et de la communication, mais surtout du monde politique au plan national comme au plan international. Le travail pédagogique des enseignants est contesté par des élèves robotisés par des réponses fruits de l’IA et non plus de leur propre réflexion. Le monde de l’entreprise devient disruptif, des pans entiers d’emplois deviennent obsolètes et sont remplacés par de nouveaux métiers. Toute information tend à devenir suspecte, en particulier dans les domaines politique, commercial, et celui de la défense. Cette suspicion à propos de l’information a des conséquences sur les relations internationales, la vie en société, dans les relations entre parents, enfants et enseignants, entre les citoyens eux-mêmes et ceux qui les gouvernent. Elle est à la source du manque de confiance dans les institutions, comme en atteste les pourcentages élevés d’abstentions lors des élections. Fort heureusement le sursaut citoyen manifesté lors des dernières élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 nous procure une lueur d’espoir pour la défense des valeurs fondamentales de la République, de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Toutefois, les résultats de ces élections nous incitent à rester vigilants. La préservation de ces valeurs demeure fragile, en raison justement des évolutions des nouveaux moyens d’information ou de désinformation générés par l’IA.</p>    <p><strong>Comment alors accompagner cette « nouvelle intelligence » pour la rendre compatible avec les valeurs démocratiques de la République, afin;d’endiguer les possibles dérives sociétales qu’elle serait susceptible de créer;?</strong></p>    <p>Jusqu’à présent la gouvernance résultait d’une alliance entre le matériel et le spirituel. Elle était décidée par les pouvoirs politiques et/ou religieux, puis imposée par le Droit dans les pays démocratiques ou par des dictats dans les régimes totalitaires. Désormais, avec l’IA un troisième acteur, anonyme celui-là, vient s’inviter dans la préparation des décisions, sans avoir de compte à rendre, car cet acteur est censé être infaillible en raison de la puissance de ses algorithmes, bien supérieure aux capacités des cerveaux humains. En éloignant ainsi l’humain des instances de décisions, l’IA expose la société à des dérives antidémocratiques que nous devons chercher à anticiper.</p>    <p>Jusqu’à nos jours effectivement, la gouvernance consistait à répondre aux besoins de la société par des actions principalement matérialisables physiquement sur l’espace et dûment encadrées par le Droit. Or, bien que nécessaire le Droit, fige la règle et l’empêche de s’adapter aux besoins des populations. Nous observons tout particulièrement ce phénomène dans le domaine de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Ce faisant, le Droit privilégie le contenant, sur un contenu non matérialisable par nature. Mais celui-ci, laissé au bon vouloir des décideurs (politiques et/ou religieux), permettait, jusqu’ici à ces derniers, d’apprécier le degré de satisfaction des personnes et de le corriger en conséquence au bénéfice des citoyens dans les pays démocratiques, ou à leur profit dans les régimes totalitaires.</p>    <p>Désormais, en dictant des décisions formelles aux responsables politiques, en préalable à la décision, l’IA condamne le contenu à devoir s’adapter à un contenant non discutable qu’elle impose. Ainsi, elle réduit d’autant les marges de manœuvres laissées aux Politiques pour la satisfaction des usagers. Il en résulte incontestablement un risque antidémocratique et en même temps à l’inverse, un renforcement des pouvoirs de caractère dictatoriaux. Il n’est donc pas étonnant de constater, à l’occasion des élections présidentielles américaines, un rapprochement, voire une collaboration entre de grands patrons du Web et certains candidats aux élections présidentielles de novembre prochain. De même en Russie la messagerie Telegram dirigée par Pavel Durov agit notamment au service du pouvoir dans les mains de Vladimir Poutine, pour interférer dans les politiques des pays étrangers<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>    <p>Comment alors convaincre les grands manitous du Web, manipulateurs des algorithmes, d’accepter de mettre leurs données au service de l’intérêt général et du bien commun et non au seul bénéfice de leurs sociétés et de leurs partenaires;?</p>    <p>Plutôt que de nous condamner à subir ces évolutions, devenues inéluctables, l’IA ne pourrait-elle pas se doter d’une autorégulation pour dominer et corriger ses dérives;?</p>    <p>Il s’agirait d’une part de reconnecter les citoyens entre eux et avec leurs gouvernants, et d’autre part de permettre aux populations d’en exploiter l’extraordinaire puissance à leur propre avantage. Pour préserver la démocratie, nous ne devons pas abandonner l’IA dans les mains de quelques grands manitous d’une alliance politico - numérique, comme cela se passe de nos jours lors des campagnes électorales et dans les pays aux régimes totalitaires.</p>    <p>Pour prévenir ces possibles dérives, nous devrons faire preuve plus que jamais d’esprit critique et nous conduire en observateur attentif. Il ne s’agit plus seulement de nous contenter de nous indigner et de les dénoncer, mais également de proposer de nouveaux comportements sociétaux dès le plus jeune âge, par l’éducation, l’acquisition et la transmission des connaissances et par une nouvelle démarche de vie, toujours en quête de vérités pour le progrès humain et moral de nos sociétés.</p>    <p>Il est permis de se poser la question de savoir si l’Etat de droit, guide de la gouvernance dans les pays démocratiques, est bien préparé à relever les défis de l’IA.</p>    <p>Les États de l&apos;Union;Européenne;(UE) ont semble-t-il pris conscience des risques que font peser ces évolutions technologiques sur la société. Ils ont approuvé le 21 mai 2024, un règlement européen sur l&apos;intelligence artificielle (IA), avec pour objectifs de :</p>    <ul class="wp-block-list"> <li>Veiller à ce que les systèmes d’IA mis sur le marché soient sûrs et respectent la législation en vigueur en matière de droits fondamentaux, les valeurs de l’UE, l&apos;État de droit et la durabilité environnementale </li>    <li>Garantir la sécurité juridique afin de faciliter les investissements et l’innovation dans le domaine de l’IA </li>    <li>Renforcer la gouvernance et l’application effective de la législation existante en matière d&apos;exigence de sécurité applicable aux systèmes d’IA et de droits fondamentaux </li>    <li>Faciliter le développement d’un marché unique pour des applications d’IA légales et sûres, et empêcher la fragmentation du marché.</li> </ul>    <p>La cohérence devant être assurée avec la<a href="https://www.vie-publique.fr/node/20322">Charte des droits fondamentaux de l&apos;UE</a>, mais aussi avec le droit dérivé de l&apos;UE en matière de<a href="https://www.vie-publique.fr/node/19588">protection des données</a>, de;protection des consommateurs, de;non-discrimination;et d&apos;égalité entre les femmes et les hommes. La proposition complète le droit existant en matière de non-<a href="https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/292157-intelligence-artificielle-le-cadre-juridique-europeen-en-6-questions">discrimination</a>;en prévoyant des exigences qui visent à réduire au minimum le risque de discrimination algorithmique, assorties d’obligations concernant les;essais, la;gestion des risques, la;documentation;et le;contrôle humain;tout au long du cycle de vie des systèmes d’IA.</p>    <p>Une telle complexité juridique laisse toutefois perplexe quant à son efficacité, et ce pour plusieurs raisons;liées aux :</p>    <ul class="wp-block-list"> <li>Mode de gouvernance d
s 27 pays de l’union, compte tenu de leur diversité politique, mais aussi de leur instabilité.</li>    <li>Délais d’application imposés qui nécessiteront des arbitrages avec les pays membres</li>    <li>Concurrences internationales entre Etats (La Chine et la Russie ne sont pas liées par cette loi).</li>    <li>Et surtout par les réticences des opérateurs, à l’image de Mark Zuckerberg le patron du géant du web américain META, lequel, a refusé de communiquer ses données à l’Union Européenne, sous prétexte de réglementions qu’il juge incertaines, mais qui en réalité craint de perdre une partie de son pouvoir et de ses profits.</li> </ul>    <p>Ces mesures vertueuses de l’Union Européenne se heurtent à l’évidence aux intérêts financiers des grands responsables du numérique. De plus elles ne s’attaquent principalement qu’aux aspects pratiques, techniques, juridiques et politiques posés par l’IA, donc davantage à la forme de sa mise en œuvre qu’à ses conséquences au regard de la société.</p>    <p>En premier lieu l’IA, doit être accompagnée d’une éthique humaniste afin de replacer l’homme au centre des évolutions sociétales et ne pas laisser les machines algorithmiques prendre sa place pour guider le devenir de l’humanité. Cette éthique accompagnatrice de l’IA serait ainsi appelée à devenir, pour tous les hommes de bonne volonté, un nouvel outil de gouvernance capable de rééquilibrer dans le cœur des hommes les notions indissociables, à la fois antagonistes et complémentaires, que sont le matériel et le spirituel.</p>    <p>Ce grand bouleversement qu&apos;impose actuellement l&apos;IA à l&apos;humanité s&apos;impose également au monde de la Recherche. La quantité considérable de métadonnées prédictives, générées quasi instantanément par des outils de plus en plus puissants dopés par l’IA, oblige désormais cette communauté à s’engager dans une profonde réflexion d’éthique scientifique. Il est, d’une part, impératif que chaque chercheur garde le contrôle et le libre arbitre sur l’analyse et l’interprétation des données issues de l’IA. Celles-ci ne doivent jamais être prises pour argent comptant, même si elles semblent on ne peut plus évidentes. Elles doivent impérativement être confrontées et validées par d’autres données expérimentales indépendantes, consécutives ou non. D’autre part, des limitations s’imposent de manière évidente, non seulement dans la quantité de données générées mais aussi dans la nature des questionnements scientifiques. En d&apos;autres termes, l&apos;explosion inexorable des avancées scientifiques permises par l&apos;IA dans tous les domaines, déjà largement perceptible aujourd&apos;hui, doit définitivement conduire la communauté scientifique à faire des choix dans ses champs d’exploration, afin de rechercher en permanence, le bonheur de l’humanité, non par une quête infinie de connaissances, mais désormais, au travers d’une amélioration constante des choix algorithmiques. Ces considérations éthiques méritent d&apos;être réexaminées à la même cadence que l’évolution vertigineuse de ces nouvelles technologies afin de maintenir une Science continuellement sous contrôle, que ce soit dans sa réalisation mais aussi dans ses orientations. Comme pour la société, l&apos;IA doit être et rester au service de la Science et du chercheur.</p>    <p>En complément, face aux risques sociétaux engendrés par l’IA, les manipulateurs d’algorithmes, en particulier ceux des IA génératives, devront accepter de se laisser habiter par le doute, et vérifier la portée de leurs découvertes et des orientations qu’ils préconisent. Ils devront également s’efforcer d’anticiper les dérives possibles dans les rapports humains et la société en général, et accompagner leurs prédictions de mécanismes autorégulateurs dûment validés et rendus opposables par les institutions étatiques et des gouvernances démocratiques.</p>    <p>Quant aux citoyens, qu’ils prennent garde de ne pas se laisser aveugler par des éclats trompeurs des feux de l’IA. Prenons dans l’IA, cette langue d’Esope, le bon pour la société, le progrès technique et scientifique, la préservation des équilibres environnementaux. Dotons-nous de nouvelles règles morales capables de maîtriser la révolution sociétale à l’échelle mondiale provoquée par l’IA. N’oublions pas que le véritable progrès pour l’humanité réside dans la recherche inlassable du bonheur pour les humains. Celui-ci passe par l’immatériel, le spirituel, le sensible, le ressenti avant le matériel, le profit et l’appas du gain, c’est-à-dire par l’Etre avant l’Avoir, ce que présentement l’IA semble un peu trop délaisser à en croire certaines publications citées précédemment.<strong></strong></p>    <p>Cette remise en question des relations humaines par l’IA devrait mobiliser tous ceux qui sont conscients des risques qu’elle fait peser sur les équilibres du monde. Seul un grand courant humaniste et démocrate fort à l’échelle de la France et des autres pays démocratiques pourrait s’avérer capable de relever ce challenge. La maîtrise des conséquences de l’IA sur la société ne deviendra réalité qu’à la condition de replacer l’humain à sa juste place dans la révolution sociétale actuelle générée par l’IA.</p>    <p><strong>Le train de cette révolution sociétale est en marche. Ne nous contentons pas de le regarder passer. A la lumière des évolutions du numérique, revisitons notre système d’enseignement des connaissances, leur diffusion sur les réseaux sociaux à l’adresse des moins de 30 ans et plus particulièrement des 10 à 20 ans. Créons des lieux d’échanges (réels et virtuels), des écoles comparatives de courants philosophiques, afin de permettre à chacun de choisir à l’âge adulte son propre chemin de vie en homme libre et responsable de son destin, avec pour finalité la recherche permanente du bonheur des individus dans le respect et la sauvegarde des équilibres environnementaux. Objectif dans lequel une IA au service des populations, aurait toute sa place et serait susceptible de devenir réalité. Car, le vivre ensemble ne se décrète pas, il se prépare, s’apprend, s’accepte par le dialogue, l’échange, la concertation et la participation citoyenne.</strong></p>    <p><strong>Ce vœu direz-vous, relève de l’utopie dans le cadre des gouvernances actuelles basées sur la performance et encadrées par le droit. A bien y regarder, le droit qui dirige les institutions dans les pays démocratiques prend racine sur des critères matériels, donc faciles à encadrer physiquement, car ils touchent directement le quotidien des personnes. Ce droit laisse de côté le spirituel, le sensible, le ressenti, qui mesurent l’état de satisfaction des individus.</strong></p>    <p><strong>En privilégiant le matériel par rapport à l’immatériel, l’Avoir au détriment de l’Etre, le droit délègue ce faisant la dimension spirituelle de la gouvernance au bon vouloir des responsables politiques et religieux dont les pouvoirs se trouvent désormais fortement confortés par l’intelligence artificielle générative.</strong></p>    <p><strong>L’alliance du Politique et du Religieux (du matériel et du spirituel), qui domine le monde depuis 6000 ans et qui continuera de le dominer, doit à présent s’adapter à la révolution numérique générée par l’IA. Elle a su le faire dans le passé pour d’autres révolutions technologiques, lors de la découverte de l’écriture chez les Egyptiens voilà plus de 5000 ans, de l’imprimerie par Gutenberg en 1450 et plus récemment au siècle dernier, de l’atome et de l’audio-visuel.</strong></p>    <p><strong>Si l’on y prend garde, en asservissant les personnes aux décisions prises par un pouvoir représentatif soumis à l’influence des machines algorithmiques sans que ces mêmes personnes y soient associées, nous fabriquons insidieusement un nouvel esclavage;annonciateur de la fin des régimes démocratiques dans le monde;!</strong></p>    <p><strong>Prenons en conscience et agissons.</strong></p>    <p><strong>François Rabelais au XVIème siècle écrivait : « Science sans conscience ne serait que ruine de l’âme;». S’il revenait, il pourrait écrire : « IA sans conscience ne serait que ruine morale de l’humanité;».</strong></p>    <p><strong>Alors ne nous contentons pas de regarder passer le train de la révolution sociétale générée par l’IA. Proposons en ce domaine un changement de Cap, en replaçant l’Homme au cœur de la gouvernance des États.</strong></p>    <p class="has-text-align-center">*</p><br /><hr class="wp-block-separator" /><br />        
 
  <h3>Notes</h3>
    <p>[1] Ci-après quelques publications françaises relatives à l’IA au cours de 2024:<br />- Hors-série du Courrier international de février – mars 2024,<br />- Hors-série du Point de février 2024,<br />- Les Echos, chaque vendredi publie un podcast sur l’IA<br />- Le trimestriel « La Recherche » d’avril à juin 2024, Challenge du 15 février 2024,<br />- Science et Avenir de janvier à mars 2024,<br />- Le journal Le Monde des 3 novembre 2023 et 14 mars 2024,<br />- Le bimensuel Harvard Business Review de février – mars 2024,<br />- Le trimestriel Actu IA,<br />- Le n° 18 du magazine « Innovation en éducation »<br /><br />[2] GAFAM est un acronyme reprenant l&apos;initiale des « géants du net », représentant les plus puissantes multinationales des technologies de l&apos;information et de la communication. Ces lettres font référence aux cinq plus grosses entreprises du secteur, Google, Apple, Facebook, Amazon, et Microsoft.<br /><br />[3] « L’homme augmenté » de Raphaël GAILLARD – Editions Grasset - janvier 2024<br />« L’homme diminué » de Marius BERTOLUCCI – Editions Harmann – octobre 2023<br /><br />[4] Lire à ce sujet le rapport d la commission d’enquête du Sénat sur les influences étrangères publié le 10 avril 2024.<br /><br />[5] Récemment Elon Musk le patron de Tesla à la tête d’une grande société manipulatrice d’algorithmes s’est déclaré en faveur de Donald Trump, allant même jusqu’à diffuser sur les réseaux sociaux des deepfakes à l’encontre de ses adversaires. Le patron de Telegram Pavel Durov a récemment été mis en examen en France, pour refus de communiquer les informations nécessaires aux interceptions autorisées par la loi, telles que : complicité de délits et de crimes qui organisent sur Instagram, trafic de stupéfiants, pédocriminalité, escroquerie et blanchiment en bande organisée.</p>        
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
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            <span>Voir la fiche</span>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
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      <item>
        <title>Sécurité sociale de l&apos;alimentation (SSA)</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>15/07/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Sécurité sociale de l&apos;alimentation (SSA) </h1>
<div class="auteur"><ul>
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		 	title="Voir la fiche ECCAP ">ECCAP </a></li>
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    </div>


 



<div class="article">
    <p><strong>La Sécurité sociale de l&apos;alimentation (SSA)</strong> est une proposition politique visant à étendre les principes fondateurs de la Sécurité sociale au domaine de l&apos;alimentation. Elle défend un droit universel à l&apos;alimentation, financé par cotisation sociale et géré démocratiquement, pour garantir l&apos;accès de toustes à une alimentation de qualité tout en soutenant une production agricole qui prend soin de la paysannerie et de son milieu.</p>    <img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2024/07/SSA.jpg" alt="class=wp-image-2465/" />    <p class="has-text-align-center">*</p>    <p>La SSA s&apos;inspire du modèle de Sécurité sociale hérité des sociétés de secours mutuels du mouvement ouvrier (18 et 19è siècle) et développé au 20è siècle par le Conseil national de la résistance (CNR)<a href="#_ftn1">[1]</a>. Les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 fondent le système de sécurité sociale en France, avec tout d’abord trois branches: maladie, retraite et accidents du travail. A celles-ci ont été rajoutées la branche recouvrement (1967), famille (1978), puis autonomie (2022). Ainsi tout au long de son histoire la sécurité sociale a évolué. La proposition est qu’une branche alimentation soit créée au sein de la sécurité sociale, pour assurer un droit à l’alimentation.</p>    <p>La SSA repose sur <a href="https://securite-sociale-alimentation.org/la-ssa/les-trois-piliers-du-mecanisme-de-ssa/">trois piliers</a>, participant à une démocratie alimentaire :</p>    <ol start="1" class="wp-block-list"> <li>L&apos;universalité : chaque personne bénéficie d&apos;un droit à l&apos;alimentation, sans condition de ressources. Ce principe vise à envisager l’alimentation sous un autre prisme que celui de la précarité : créer les conditions d&apos;une démocratie alimentaire en revendiquant que l&apos;alimentation est un fait social total, qui concerne toutes et tous.</li>    <li>Le financement par cotisation sociale : un système basé sur la solidarité, où chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Ce mode de financement s&apos;inspire directement du <a href="https://www.isf-france.org/articles/une-histoire-de-la-securite-sociale">fonctionnement historique de la Sécurité sociale</a>.</li>    <li>La gestion démocratique : les habitant·es participent directement à la définition des critères de conventionnement de la production, des aliments, des lieux de vente. Cette approche vise à redonner du pouvoir sur l’alimentation, à orienter la production vers des pratiques soutenables, à soutenir les métiers de la paysannerie dans un contexte où la profession agricole en France connaît aujourd’hui le plus fort taux de suicide et est sujette à des maladies liées à l’exposition à des substances chimiques type pesticides<a href="#_ftn2">[2]</a>.</li> </ol>    <p>Ces piliers sont en cours d’expérimentation sur des territoires, participant à démontrer que la SSA est faisable et pertinente, argumentant ainsi la création d’une septième branche à la sécurité sociale existante : l’alimentation.</p>    <p>Concrètement, les initiatives qui s’inspirent de la SSA proposent généralement une allocation mensuelle versée sur une carte vitale de l&apos;alimentation, utilisable uniquement pour l&apos;achat de produits conventionnés, au sein des lieux de vente conventionnés. Elles cherchent à répondre simultanément à plusieurs enjeux majeurs :</p>    <ul class="wp-block-list"> <li>Organiser la démocratie alimentaire</li>    <li>Construire une connaissance commune pour comprendre et interroger ce que sont les systèmes alimentaires</li>    <li>Lutter contre les inégalités d&apos;accès à une alimentation de qualité<a href="#_ftn3">[3]</a></li>    <li>Améliorer la santé publique en favorisant une alimentation plus saine</li>    <li>Soutenir les agricultures et les productions locales mises en difficultés par l’agro-industrie et la concurrence internationale</li>    <li>Promouvoir des pratiques agricoles respectueuses des productrices et des producteurs et de nos milieux de vie</li> </ul>    <p>La SSA s&apos;inscrit dans la continuité historique de la Sécurité sociale, dont les principes ont permis des avancées sociales majeures. Comme <a href="https://www.isf-france.org/articles/une-histoire-de-la-securite-sociale">l&apos;histoire de la Sécurité sociale </a>en témoigne, ce système a eu un impact considérable sur la vie de la population française, participant à l’augmentation significative de l&apos;espérance de vie et réduisant la mortalité infantile. Le projet de SSA reconnaît que le système alimentaire actuel est insoutenable, tant pour les écosystèmes que pour la santé humaine et la justice sociale. Plutôt qu’une aide alimentaire qui répond à l’urgence du manque mais qui, dans sa démarche caritative, n’agit pas sur l’ordre établi puisqu’elle s’appuie sur le système productiviste, la SSA vise au contraire à transformer le système agricole et alimentaire, en s’appuyant sur un principe de solidarité mutuelle : œuvrer ensemble pour un enjeu commun, celui de subvenir qualitativement et quantitativement à ses besoins alimentaires, dans le respect de la paysannerie et plus largement des habitant·es et des milieux de vie. <strong></strong></p>    <p class="has-text-align-center">*</p>    <p>Le <a href="https://securite-sociale-alimentation.org/">collectif pour une sécurité sociale de l’alimentation</a> répertorie <a href="https://securite-sociale-alimentation.org/les-dynamiques-locales/carte-des-initiatives-locales-de-la-ssa/">30 tentatives d’expérimentations en cours</a> sur le territoire métropolitain français, en date du 15 juillet 2024. En effet, des dynamiques locales se développent avec des associations, des collectivités territoriales et des collectifs informels qui réfléchissent à la mise en œuvre des trois piliers de la SSA à l&apos;échelle de leur territoire. Elles visent toutes à transformer notre système alimentaire.</p>    <p>Si la SSA offre une perspective stimulante pour repenser notre rapport à l&apos;alimentation et à l&apos;agriculture, dans l’optique d’une meilleure justice sociale et soutenabilité environnementale, des questions se posent, par exemple :</p>    <ul class="wp-block-list"> <li>Faut-il et comment changer d’échelle, entre projets expérimentaux locaux et proposition politique nationale;?</li>    <li>Des habitudes et des goûts se sont construits pour les produits transformés qui ne nécessitent pas d’être cuisinés, comment composer avec ceux-ci;?</li>    <li>Quelle place pour les désirs alimentaires au delà des besoins alimentaires;?</li>    <li>Que faire avec les agricultures aux prises avec l’agro-business;?</li>    <li>Quelles relations avec les dispositifs d’aide alimentaire;?</li> </ul>    <p>Autant de questions qui seront discutées puisque la SSA repose sur la délibération des habitant·es.</p>    <p class="has-text-align-center">*</p>    <p>Pour aller plus loin :</p>    <ol start="1" class="wp-block-list"> <li><a href="https://securite-sociale-alimentation.org/">Le collectif pour une Sécurité sociale de l&apos;alimentation</a> mène des réflexions et des actions depuis 2019. Des outils pédagogiques ont été développés : <ul class="wp-block-list"> <li>La Fresque de la SSA : un outil d&apos;éducation populaire pour comprendre les limites du système agro-alimentaire actuel et découvrir le fonctionnement de la SSA.</li>    <li>Des conférences gesticulées illustrant les enjeux du projet.</li>    <li>Des vidéos de présentation disponibles sur la chaîne YouTube du collectif.</li>    <li><a href="https://securite-sociale-alimentation.org/wp-content/uploads/2021/10/BD-SSA-BasseDef-1chapitre.pdf">BD accessible en ligne : ENCORE DES PATATES !? Pour une Sécurité Sociale de l’Alimentation</a></li> </ul> </li>    <li><a href="https://recherche-action.fr/democralim/clip/">Le collectif Démocratie alimentaire</a> et en particulier les travaux de l’enseignante-chercheuse Dominique Paturel.</li>    <li>Le mouvement <a href="https://www.socialter.fr/article/derniere-renovation-riposte-alimentaire-militantisme-actions-mediatiques">Riposte alimentaire</a> a lancé une campagne de désobéissance civile en janvier 2024 pour promouvoir la SSA.</li> </ol>    <p class="has-text-align-center">*</p>    <p>Cette définition est proposée par </p>    <ul class="wp-block-list"> <li>Angèle Dransart, salariée de la doume, monnaie locale du Puy-de-Dôme, qui a co-créé <a href="https://adml63.org/solidoume/">Soli&apos;doume</a>, projet inspiré de l&apos;idée d&apos;une Sécurité sociale de l&apos;alimentation.</li>    <li>Florine Garlot, l’une des animatrices de l’encyclopédie du Changement de cap, chercheuse engagée, elle s’intéresse notamment aux idées et expérimentations vers plus de justice sociale.</li> </ul>    <hr class="wp-block-separator" />    <p><a href="#_ftnref1">[1]</a> Dès les années 50, les principes de sécurité sociale ont été mis à mal : https://www.isf-france.org/articles/une-histoire-de-la-securite-sociale</p>    <p><a href="#_ftnref2">[2]</a> https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/</p>    <p><a href="#_ftnref3">[3]</a> en 2022, c’est 1 personne sur 6 qui déclare ne pas manger à sa faim, soit deux fois plus qu’en 2016.</p>         
 
 
</div>




	 


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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
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        <title>Villarceaux, un rendez-vous important pour développer nos convergences / confluences ?</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>14/06/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Villarceaux, un rendez-vous important pour développer nos convergences / confluences ? </h1>
<div class="auteur"><ul>
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
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                      Une démocratie participative en progression 
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    </div>


 



<div class="article">
    <p>A l’initiative du <a href="https://www.le-mes.org/">Mouvement de l’économie solidaire</a> (MES) et du <a href="https://www.associations-citoyennes.net/">Collectif des associations citoyennes</a> (CAC), près d’une quarantaine d’organisations se sont retrouvées à Villarceaux (Val d&apos;Oise) du 21 au 23 mai 2024.</p>    <h3><strong>Une liste des participants comme une première cartographie de tisserands?</strong></h3>    <p>Des réseaux de réseaux comme le Collectif pour la transition citoyenne, le Mouvement d&apos;économie solidaire, le Collectif des associations citoyennes,  l’UFISC; des réseaux comme le Mouvement Sol, le Réseau des cantines et cafés culturels associatifs, le réseau national des ressourceries MIRAMAP qui fédère les AMAP, Habitat participatif France, Les Petits Débrouillards, le CRID, la Fédération Artisans du monde; des acteurs qui interviennent dans des postures très différentes comme les États généraux du Post Urbain, le Mouvement Utopia, le Mouvement des régies, la Maison commune de la décroissance ou le Labo de l’ESS; des collectifs en lutte dans le monde rural ou urbain, le Collectif Reprise de terre ou la Coordination Pas Sans Nous, des coopératives comme la Coop des Communs, la Coop des milieux  des médias comme la revue Altermédias ou des espaces de documentation et de ressources comme Remix the commons; des associations qui prennent soin comme le Planning familial mais aussi l’association Allumeuses qui travaille les enjeux du soin face à l’épuisement, le mouvement Danser l&apos;orage qui imagine des parcours apprenants pour tisser autrement du lien entre personnes et organisations; des fondations autour de notre hôte, la FPH-Charles Leopold Mayer, la Fondation Crédit Coopératif, Terres solidaires, la Fondation pour le climat puis des contributeurs de l’Archipel des confluences et des tisserands comme Patrick Viveret ou Lorenzo Favia. Cette brève présentation permet de situer la richesse et le potentiel de ce séminaire. Nous avons pu ainsi rassembler autant de diversité de personnes et d’organisations, dans un temps et un espace de qualité : 3 jours, 2 nuits + 1 grand espace isolé et agréable, serait-ce des ingrédients indispensables;?</p>    <h3><strong>Un programme pensé avant, pendant et après ?</strong></h3>    <p>Autour du réseau du MES et de ses membres, associations régionales et thématiques dont l’UFISC, la co-construction du programme a été ouverte très tôt afin d’imaginer ensemble les besoins comme les enjeux des participants. C’est aussi pour l’Eccap, une occasion de s’y investir en lien avec la dynamique de l’archipel des Confluences avec notamment l’implication de Patrick Viveret et sa posture de tisserand, de Florine Garlot et de moi-même.</p>    <p>Ces 3 journées s’inscrivent dans les « rebonds;» que nous avions identifié le 27 janvier dernier lors de notre rencontre des Confluences à Paris au siège de la FPH. Cette même Fondation qui a financé et accueilli ce séminaire dans sa bergerie de Villarceaux. Une fondation comme quelques une présentes qui ont cette attention à la coopération interacteurs, cette intention de soutenir les Tisserands.</p>    <p>Mais le programme a laissé de la place aux propositions et aux collaborations imaginées sur site. En s’inspirant du forum ouvert, des ateliers ont été proposés et même co-organisés à partir des intentions. Enfin, ce programme a laissé un espace lors de la dernière journée pour imaginer la suite et s’engager sur des axes comme des premiers pas. Cet enjeu a été relevé dès les premiers échanges. Nous avons vécu trop de rencontres riches et passionnantes qui, souvent, le lendemain, n’ont pas permis de rebondir. Mais pour rebondir, il faut savoir revenir sur son métier à tisser.</p>    <h3><strong>Tisser des relations entre organisations passe par des femmes et des hommes</strong></h3>    <p>Tisser à était le maître mot de ces 3 journées même si le nom retenu autour des convergences avait une couleur plus ancienne. Tisser des liens entre nos organisations passe nécessairement par une meilleure connaissance des femmes et des hommes qui les font vivre au quotidien.</p>    <p>C’est pourquoi le temps et le déroulé a permis de multiplier des espaces dédiés à ces relations, autour de moments en plénière ou d’ateliers de travail où de nombreux sujets ont pu être partagés, de repas et de pauses informels, si important pour débriefer ou partager des expériences et des bouts de nos vies, du temps pour une marche matinale pieds nus dans l’herbe mouillée, du temps pour jouer, du temps pour visionner un documentaire, et même du temps pour vivre une scène ouverte où chacune et chacun a pu laisser exprimer ses talents. C’est d’ailleurs à cette occasion que nous avons vécu un moment puissant avec un extrait de la conférence gesticulée jouée par Marie Laure Guislain sur le burn-out et les conditions de travail dans le champ des associations et des ONG en luttes pour les droits humains.</p>    <p>Tisser des liens entre nous repose aussi sur un cadre de confiance et de parole qui a été présenté en introduction;par Alice, une des salariés du MES et en charge de la coordination de ces 3 journées : « proposer un cadre qui permette de faire grandir la confiance collective et individuelle, pour que chacun·e se sente légitime à prendre sa juste place (en minimisant les;rapports de domination), organiser la construction d&apos;une parole collective et la participation de tous à la réalisation de ce séminaire. »</p>    <h3><strong>Prendre soin du collectif, c’est penser le groupe et ne pas faire que le panser !</strong></h3>    <p>Prendre soin du collectif est une des conditions d’un savoir faire de coopération et de respect dans un contexte où les alliances nécessitent de devoir travailler et s’engager avec des personnes et des organisations qui n’ont pas la même histoire, la même culture de travail et de lutte, le même rapport aux institutions, les mêmes références idéologiques mais aussi le même âge;! Il y avait durant ces 3 jours à Villarceaux une très grande diversité de personnes et de profils même si cela reste encore majoritairement blanc et de professions intellectuelles, le faire ensemble nécessite des efforts de chacune et de chacun mais aussi de temps et d’espaces qui le facilitent. En ce sens, ces trois jours ont répondu positivement à ce premier enjeu.</p>    <p>Plus d’une quarantaine d’organisations et de réseaux permet de rendre visible les forces et les ressources mis à la disposition d’un changement de cap mais il a fallu aussi articuler des besoins et des attentes quelques fois différentes.</p>    <p>Cela a été possible car les ateliers ont su partir des besoins et le programme a été, en partie, coconstruit dans l’instant. Ce fut notamment autour des questions de stratégies et de moyens mises en œuvre, de postures comme d’outils à partager mais aussi en sachant articuler les différentes échelles de mobilisation et de luttes, du micro-locale à l’échelle d’un quartier ou d’un village aux luttes contre les multinationales avec le contentieux stratégique présenté par le <a href="https://www.associations-citoyennes.net/fiche-droit-mouvements-sociaux-lien-association-et-avocat-e/">collectif Droits et mouvement sociaux</a> initié par le CAC, Sciences citoyennes et le collectif Allumeuses.</p>    <h3><strong>Des ateliers partagés entre expériences et stratégies</strong></h3>    <p>A chaque atelier, les temps ont été consacrés à partager les expériences, réussies ou pas, avec toujours une intention de repérer les manières de se renforcer et de mieux réfléchir à des stratégies concertées. Ainsi, que ce soit sur la manière de repenser nos plaidoyers, les façons d’articuler luttes et animation du débat politique, les questions de nos vulnérabilités et l’enjeu de se renforcer collectivement, ces échanges ont suscité des constats mais aussi des restitutions en plénière. Ils se sont déroulés en prenant le temps d’écouter chacun et si, quelques fois, de la frustration était ressentie et exprimée, le résultat a permis de laisser place à chacune et chacun.</p>    <p>Un atelier a retenu particulièrement mon attention et mon investissement : comment articuler nos différentes formes de luttes face notamment à l’alliance extrême droite et néo-libéralisme;? Dis autrement pour ne pas laisser penser que c’est une stratégie défensive : Comment accompagner les alternatives à se structurer en articulant local/national et en assumant mieux la nature politique de nos actions;? Dis plus clairement encore : la société civique doit assumer de coproduire un projet politique de transformation sociale, au côté des partis et des syndicats, pas à leur service;!</p>    <p>Ce changement de posture a suscité de réels échanges et si le débat est ouvert, une majorité de participants a conscience que le temps est venu d’autoriser à « faire;» de la politique sans forcément « se présenter à des élections;». C’est autour d’une conception d’une démocratie continue, et non pas uniquement sur courant alternatif, tous les 5 ou 6 ans;!</p>    <h3><strong>Les conditions d’une démocratie continue ?</strong></h3>    <p>Comment faire vivre une démocratie continue à partir des alternatives expérimentées depuis des années et dans des champs et territoires très différents ? Cela passe par rendre visible pour nous et renforcer nos liens avec notamment le réseau Transiscope et le Collectif pour la transition citoyenne. Comment notre posture doit dépasser le plaidoyer et le Pacte pour la transition citoyenne doit se renouveler dans sa forme comme dans son écriture;? Comment nous devons aussi questionner la place des institutions et imaginer aussi des formes instituantes permettant de partir d’un déjà là : l’expérience des soulèvements de la terre a été citée comme de nombreuses initiatives issues notamment de l’économie solidaire.</p>    <p>La dernière journée a été consacrée aux suites et aux prochains pas. Elle a mobilisé autant un échange avec les fondations présentes que l’opération Milliard avec Bastien Sibille qui a pu présenter l’enjeu du financement ambitieux d’un secteur qui est à la fois, économique mais aussi de transformation sociale et démocratique, répondant à l’enjeu d’une transition juste.</p>    <h3><strong>Donner une suite à la dynamique de Villarceaux : c’est maintenant ou jamais !</strong></h3>    <p>C’est en ces termes, que le collectif s’est séparé autour d’une liste de missions et de d’axes de travail où chacune et chacun s’est inscrit. Dans le document présentant la liste de nos engagements (pad de prise de notes), il est écrit : « Bien sûr le titre est un peu exagéré, nous avons tous néanmoins plus ou moins conscience que, sur ce genre d&apos;évènement, si nous ne battons pas le fer tant qu&apos;il est chaud, nous allons tous être très vite repris par nos urgences légitimes et habituelles et que les perspectives de travaux communs risquent de rester lettres mortes ou, du moins, se mettre trop lentement et laborieusement en place;».</p>    <p>Une cellule souche a été initié pour tenir le fil et le lien sur 3 registres :</p>    <ol class="wp-block-list"> <li>La mise en place d&apos;outils communs pour faciliter le travail collectif</li>    <li>La mise en place de méthodes de travail partagés entre nous</li>    <li>La réflexion de fond sur la manière de concevoir et de formuler des avenirs désirables : réflexions partagées sur nos plaidoyers et la manière dont on les porte (notions-clés, stratégies de présentation etc)</li> </ol>    <p>Il existe d’ores et déjà des espaces pour faciliter ces liens, dont le CTC : le prochain copil en juin sera le premier rebond de ces 3 jours qui ont permis de donner force et énergie à des tisserands trop souvent sollicités et quelques fois épuisés. Prendre soin a été souvent exprimé, il commence par notre capacité de s’autoriser à prendre du temps pour se ressourcer et renouveler notre énergie et nos identités relations.</p>         
 
 
</div>




	 


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            <span>Voir la fiche</span>
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    </div>
  </div>
]]></description>
        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Construire notre récit commun</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>02/07/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Construire notre récit commun </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?RoustangGuy/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Roustang Guy">Roustang Guy</a></li>
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<div class="meta-info">  
     
        
                         <span class=" cadre thema une_democratie_pour_vivre_ensemble">
                       <a href=?une-democratie-pour-vivre-ensemble>Une démocratie pour vivre ensemble </a>
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                 <span class=" cadre thema une_democratie_face_a_toute_les_formes_de_domination">
                      Une démocratie face à toute les formes de domination 
                     </span>
               
    </div>


 



<div class="article">
    <br /><p>A la suite de la proposition de plan d&apos;action de Bastien Sibille, visant à :<br />- nous relier (construire <strong>notre récit commun</strong> et de la confiance)<br />- nous renforcer (créer un fonds citoyen visant 1 milliard d&apos;euros)<br />- étendre notre capacité d&apos;action (Documenter, former, accompagner les initiatives naissantes  Gagner en visibilité  Préparer l&apos;extension du réseau). </p>    <p>Guy Roustang a rédigé la note suivante pour contribuer à la réflexion sur le récit commun à construire. </p><p><br /></p>    <p>Selon Patrick Viveret, Laurent Berger posait la question : « Que ferions-nous si nous étions aux manettes ? » Pour répondre à cette question, il est essentiel de présenter un projet désirable et crédible qui permette de lutter contre les abstentions avec la menace de voir le Rassemblement National arriver au pouvoir après la politique néolibérale désespérante d’E.Macron<a href="#_ftn1">[1]</a>. Un projet qui soit écologique, sociale et démocratique<a href="#_ftn2">[2]</a> et qui permette de satisfaire une grande partie de la population.</p>    <p>Projet à diffuser chaleureusement avec le plaisir d’alimenter les combats des jeunes générations, de transmettre ce que nous savons. Tirer les leçons des échecs et ridiculiser les nantis qui utilisent les jets privés. Avoir une diversité d’argumentaires. Admirer l’intérêt du souci de la nature et des animaux, se rallier à de nouvelles façons de sentir (Descola et Mbembé) et respecter (voir le petit livre d’Agathe Cagé « Respect »). <br /></p>    <p>Denis Clerc devrait être fier d’avoir créé Alter Eco plutôt que de perdre espoir, et Alain Caillé fier du convivialisme au lieu de se désoler que « rien ne marche ». Peut-être est-il temps de passer la main<a href="#_ftn3">[3]</a>, de considérer que c’est aux jeunes de reprendre le flambeau, qu’ils sont « le monde de demain ». C’est ma façon d’interpréter ce que nous dit Dorothée Browaye : « Il y a assez de jeunes générations engagées dans cette démarche pour les rejoindre, plutôt que de croire à un ralliement à nos idées ! »<a href="#_ftn4">[4]</a>. Intéressant de constater aussi que Bastien Sibille nous propose un « plan d’action » sans en rester au niveau des idées en espérant que nous pouvons faire confiance à son charisme d’entrepreneur. Le « récit commun » est la première étape de ce plan, dont nous ne pouvons pas savoir ce qu’il donnera. Comment s’organisera la réunion du 6 juillet aux Bernardins ? Je me le demande bien en notant par exemple que nous sommes 80 à nous être inscrits dans le projet de récit commun.</p>    <p><strong>Nous ne nous mettons pas à la place des partis politiques</strong> et ne prétendons pas agir à leur place mais il me semble que nous sommes en amont des luttes électorales, que nous préparons le terrain aux partis de gauche en agissant de telle façon qu’ils aient tout intérêt à s’inscrire dans ce que nous aurons préparé.</p>    <p><strong>Assurer la diffusion de ce que nous proposons</strong> par de multiples canaux, notamment la Revue dessinée, éd. du Seuil, qui a créé des bandes dessinées sur « Capital et Idéologie » d’après le livre de T.Piketty, ou « On leur vend des armes »…et le pire c’est qu’ils s’en servent ». Pour diffuser largement notre récit commun, pourrait-on aboutir à un opuscule de quelques dizaines de pages ?</p>    <p>Sur certains sujets, il devrait être possible d’intéresser des <strong>gens de bonne volonté</strong> et de dépasser les oppositions gauche-droite. Je pense par exemple à un rapport parlementaire signé par diverses tendances politiques qui avaient souligné la honte du sous équipement des services publics en Seine St Denis, de même un rapport de 4 sénatrices de divers partis qui dénonçaient la diffusion de la pornographie. Sur la régulation des Gafam gauche et droite ne pourraient-elles pas s’unir etc. etc.</p>    <p>Une question importante selon moi : ne doit-on pas <strong>envisager des formations</strong>;autour de nos propositions ? Des formations par l’université numérique ? Par les divers canaux d’éducation populaire ? <br /></p>    <p>Ne pas se contenter d’un public déjà acquis et surtout <strong>s’intéresser à ceux qui s’abstiennent</strong> parce qu’ils ne croient plus que des politiques pourraient changer leur situation. D’où l’intérêt de textes comme ceux d’Ulysse Rabaté (La politique beurk,beurk) du Bondy blog ou des livres de Fatima Ouassak<a href="#_ftn5">[5]</a>. </p>    <p>Voici quelques thèmes à privilégier (parmi beaucoup d’autres) que je me contente de lister pour l’instant<a href="#_ftn6">[6]</a>, puisque je ne sais pas sous quelle forme sera rédigé le récit commun, 1ère cible du Plan d’action de Bastien Sibille.</p>    <ul> <li><strong>Réchauffement climatique</strong> voir les alliés du compte Carbonne individuel avec Pierre Calame.</li>    <li><strong>Comment entendre ce que nous dit Fatima Ouassak</strong> : « l’écologie politique et électorale n’est pas du tout implantée dans les quartiers populaires » bien plus « le rapport de domination politique exercé par les classes moyennes supérieures blanches au nom de l’écologie risque de s’exacerber avec la crise climatique;» (pp. 80/81 de son livre « Ecologie pirate »)</li>    <li><strong>Financement de la politique</strong>. Dans son livre « Le prix de la démocratie » Julia Cagé soutient, chiffres à l’appui, que l’argent a un rôle déterminant dans le résultat d’une élection. Pire : l’État subventionne davantage les orientations politiques des plus aisés, favorisant ainsi les partis de droite. Les plus pauvres paient pour satisfaire les préférences politiques des plus riches (voir son interview dans Libération reproduit dans ECCAP, auteur ECC). Des propositions remédiant à cette question « oubliée » s’impose absolument.</li>    <li><strong>Assurer l’indépendance des médias</strong> aujourd’hui sous la coupe d’une dizaine de milliardaires.</li>    <li>Le manifeste fiscal, juste et féministe d’Oxfam du 9 décembre 2021 montrait <strong>comment</strong> <strong>une autre fiscalité permettrait de mieux financer les services publics</strong>. Intéressant de noter au passage qu’Oxfam participe aussi bien au « Pacte Pouvoir de vivre » appuyé par la CFDT, qu’à « Plus jamais ça » soutenu par la CGT.</li>    <li><strong>Pour éviter une société d’héritiers</strong>, voir la note de France Stratégie de Clément Dherbicourt de janvier 2017. Parmi les suggestions : « On peut imaginer par exemple que l’État verse un capital au dix-huitième anniversaire de tous les individus ».</li>    <li><strong> « Pour rompre avec l’élitisme monarchique français</strong>…élargir considérablement l’aire de recrutement de nos élites en mettant (réellement en synergie) les classes préparatoires, les grandes écoles et l’université ». Voir Alain Caillé « Si j’étais candidat » p.47.</li>    <li><strong>Etc.</strong></li> </ul>    <hr class="wp-block-separator" /><br />        
 
  <h3>Notes</h3>
    <p>[1] Loin d’être le « maître des horloges », E. Macron est le garçon d’ascenseur qui fait monter Marine Le Peine aux étages supérieures.<br /><br />[2] Plusieurs textes ont servi de base à la rédaction de cette note, citons plus particulièrement : Paul Magnette : « La vie large »; F. Ruffin : « Le temps d’apprendre à vivre » et « Je vous écris du front de la Somme »; le  « Second manifeste des convivialistes »; A.Caillé :  « Si j’étais candidat » etc..<br /><br />[3] Peut-être est-ce plus facile pour moi de « passer la main », moi qui suis d’une génération plus âgée que la plupart d’entre vous, par exemple qu’Hugues Sibille père de Bastien. Je peux reprendre ce que disait Véronique Decker directrice d’école pendant un quart de siècle en Seine St Denis : « Si je m’interroge sur les résultats de nos luttes, le bilan est maigre. On n’a pas beaucoup avancé, mais ça m’a bien occupée ».<br /><br />[4] Courriel de D. Browayes dans le débat des convivialistes le 13 juin 2023 à 16 h 39. Voir aussi « Dialogue entre deux générations » Ed. Les petits matins 2022 de Bastien Sibille et Hugues Sibille.<br /><br />[5] Fatima Ouassak a déjà écrit deux livres : « La puissance des mères » La Découverte 2020; « Pour une écologie pirate-Et nous serons libre ;» La Découverte 2023. Un troisième est annoncé qui traitera de " L&apos;organisation de la société ».<br /><br />[6] Alain Caillé parle de « mesures basculantes ».</p>        
 
</div>




	 


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            <span>Voir la fiche</span>
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    </div>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
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        <title>Contribution citoyenne au projet urbain</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
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<h4>02/11/2022</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Contribution citoyenne au projet urbain </h1>
<div class="auteur"><ul>
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
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<div class="meta-info">  
     
        
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                      Une démocratie participative en progression 
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    </div>


 



<div class="article">
    <div><strong>Entre projet politique urbain et contraintes techniques,</strong></div><div><strong>quelle est la place de la contribution citoyenne ?</strong></div><div><br /></div><div>Suite aux articles précédents sur l’histoire des dernières mobilisations sur le quartier de Noailles<a href="#_ftn1">[1]</a> et sur la mise en place récente d’un projet partenarial d’aménagement (PPA) dont l’enjeu est la réhabilitation de l’habitat indigne à Marseille à l’échelle du centre ville<a href="#_ftn2">[2]</a>, nous interrogeons les conditions de mobilisation des premiers concernés dans la Fabrique de la ville.</div><div>Commençons par préciser notre définition de cette Fabrique. Elle n’est pas uniquement la fabrique urbaine d’un territoire avec les outils normatifs, juridiques et politiques. Richard Trapitzine en a bien expliqué les ressorts et les limites dans ces deux articles dans l’Eccap<a href="#_ftn3">[3]</a>. Elle est d’abord une fabrique de la démocratie.</div><div>La ville est un espace de relation entre des personnes qui y logent, qui y travaillent, ou qui y sont seulement de passage. Leurs interactions contribuent déjà à la transformation de leur territoire par leurs usages et initiatives.</div><div>Comment une transformation urbaine institutionnelle prend-elle en compte ces usages, vertueux ou en conflit ? Peut-on alors penser en processus de transformation et pas uniquement en dispositif (Un problème = un dispositif = une solution).</div><div>Comment alors permettre au plus grand nombre de contribuer à ce processus ?</div><div>L’opportunité actuelle d’un grand projet urbain à l’échelle de l’ensemble du centre ville de Marseille (PPA – Plan partenarial d’aménagement) nous permet de questionner la façon de fabriquer la ville. Le fonctionnement en silo de nos politiques publiques comme de nos administrations est souvent critiquée, mais jamais réellement questionnée au-delà d’un discours convenu sur l’innovation. Mobiliser les premiers concernés nécessite d’abord de questionner les manières de fabriquer la ville au sein des institutions.</div><div><br /></div><h3><strong>Comment penser autrement les pouvoirs ?</strong></h3><div>Ces dernières années, au sein des institutions locales, nous avons pu découvrir nombre d’expérimentations mobilisant le design de service, l’intelligence collective ou des approches transversales ayant vocation à transformer « les pratiques des institutions ». Si elles sont utiles pour appuyer des agents publics à penser autrement leur relation entre eux, elles ne questionnent que des pratiques et des postures professionnelles mais pas « les pratiques des institutions ».</div><div>Nos institutions sont fondées sur la conception d’un « pouvoir sur » : sur la capacité de décider, d’exercer une action sur les autres, de produire de la norme pour la légitimer. Ce pouvoir est autant source de transformation que de domination.</div><div>Ne pas questionner l’organisation du pouvoir, et ne pas reconnaître la présence de pouvoirs au pluriel, c’est refuser fondamentalement de questionner le principal levier de transformation et donc, in fine, de ne faire que de la communication, ou bien transformer une domination dans une forme d’autoritarisme masqué derrière des normes et des « obligations » légales.</div><div>Depuis presque 20 ans, une autre dimension commence à apparaître, le pouvoir d’agir<a href="#_ftn4">[4]</a>. Le « pouvoir de », c’est le pouvoir de faire par soi-même, de sortir d’une dépendance. Il devient un pouvoir génératif qui permet de s’exprimer puis de transformer, soi-même puis les autres. Le « pouvoir de » est lié au « pouvoir avec ».</div><div>Ces deux pouvoirs permettent ainsi de donner corps à la notion de pouvoir d’agir. En Amérique latine, les acteurs parlent de puissance d’agir.</div><div>Afin que cette puissance transforme collectivement une situation, il est indispensable d’ouvrir des espaces de délibération pour animer ce processus. C’est ce que nous appelons des Tiers Espaces<a href="#_ftn5">[5]</a>, en s’inspirant de la pensée du Tiers paysage de Gilles Clément et de la symbolique du Tiers-Etat.</div><div>Ces espaces permettent d’articuler et de réguler ces trois pouvoirs afin de les mettre au service d’une vision collective. Selon Hugues Bazin : « Le tiers-espace aménage des formes écosystémiques : diversité (écodéveloppement), interdépendance (transaction), régulation (micropolitique). La forme écosystémique indique que la réponse est dans le système, dans sa capacité à créer du lien en termes d’intelligence sociale. »<a href="#_ftn6"><strong>[6]</strong></a></div><div>Ces espaces doivent permettre d’accueillir autant des techniciens dans leurs diversité de métiers (et d’usage de la ville, certains y habitent) que des habitants et des habitués, dans leur diversité d’usages (mais aussi techniques, la plupart y travaillent). Ce sont les conditions de ces dialogues des savoirs qui peuvent permettre de transformer des regards, accéder à de l’analyse plus complexe et commencer à transformer.</div><div>Enfin, exprimer son pouvoir d’agir, le confronter aux autres savoirs dans un Tiers-Espace permet de coproduire de la stratégie pour coconstruire des politiques publiques.</div><div><br /></div><h3><strong>Un contexte et un moment marseillais qui permet de coconstruire</strong></h3><div>Le pouvoir d’agir est une notion diffusée dans de nombreux champs professionnels notamment les acteurs de l’intervention sociale et de l’éducation populaire. C’est pourquoi, il est utile de mobiliser cette notion afin de mobiliser ces acteurs à contribuer à la Fabrique de la ville.</div><div>Depuis quelques années au sein des quartiers du centre-ville de Marseille, cette culture commune se diffuse autour d’une nouvelle posture des acteurs. Chacun mesurant les limites de son intervention, de sa place, de son pouvoir, et de sa posture. Souvent professionnel, dans des associations ou des institutions, et de nombreux habitants du centre ville, s’investissent ensemble pour articuler leurs savoirs et coproduire des stratégies.</div><div>Ainsi la Fabrique de la ville s’est créée dans le faire et sans le dire. Le tiers-espace s’est ouvert sans le nommer et même l’instituer. Et le processus est déjà en cours sans pouvoir en dater son origine, ses sources sont nombreuses. L’image des confluences peut être utile pour penser cette forme émergente qui se révèle peu à peu. Elle agit d’abord en souterrain, par des liens aussi fins que des cheveux. Peu à peu, par capillarité les relations se tissent et à un moment, une forme apparaît, une conscience qu’il existe une puissance d’agir, une conscience qu’il peut être possible de travailler, de penser et de produire des politiques publiques sans être obligatoirement, ni technicien, ni élu, à l’image de la Charte pour le relogement votée par le conseil municipal de Marseille à l’unanimité le 17 juin 2019. Aujourd’hui, cette fabrique de la ville se révèle dans les travaux en cours autour du CoMU.</div><h3><br /></h3><h3><strong>Le collège des maîtrises d’usage (CoMU), un espace en/de transformation</strong></h3><div>Au sein du PPA, le collège des maîtrises d’usage (CoMU) est un espace de mobilisation, d’expression et de transformation, autonome et animé par un collectif regroupant, activistes, associations et habitant.e.s non organisé.e.s.</div><div>Il se construit sur deux échelles. La première est au niveau macro, de l’ensemble du PPA et en lien avec les techniciens, l’AMO (assistance à maîtrises d’ouvrage) et les élus au sein du comité de pilotage. L’autre échelle se situe au niveau des quartiers. Cette échelle est une priorité car elle déterminera la capacité du CoMU à rester ancrer sur les territoires, en lien constant avec les premiers concernés et dans l’exigence de les accueillir régulièrement au sein du CoMU.</div><h3><br /></h3><h3><strong>Une mobilisation des premiers concernés facilitée par des espaces de proximité</strong></h3><div>A l’échelle du quartier, la mobilisation des premiers concernés est à la fois plus simple mais aussi plus riche en interaction. Simple, car en proximité des sujets et des questions exprimées par les habitants. Ils sont autant locataires de rares bailleurs sociaux du centre-ville ou souvent de marchands de sommeil que propriétaires « de bonne foi », terme qui les différencie de ces multi-propriétaires de taudis marseillais. Leur mobilisation part de leur situation singulière, souvent de leur colère ou exaspération. Leur mobilisation est donc plus simple à mener mais vers quoi ?</div><div>Riche en interaction car leurs intérêts sont divergents et touchent, en partie, des domaines de l’intime : le rapport à son logement révèle des dimensions affectives, psychologiques, financières ou simplement utilitaristes, en proximité de son travail. Comment alors reconnaître que le premier intérêt est d’abord un intérêt personnel et même pécunier ? Cela étant dit, comment alors passer d’un légitime intérêt personnel à un intérêt collectif et comment cette question d’intérêt peut être un levier et non un frein. Première tension à mettre en travail face à des institutions qui invoquent souvent, en préalable, la nécessité de ne reconnaître que la dimension d’intérêt général. </div><h3><br /></h3><h3><strong>Passer du légitime intérêt individuel à un intérêt collectif</strong></h3><div>Commençons alors par questionner le processus qui permettra à des habitants ou habitués, de passer de la défense d’un intérêt individuel à une dimension collective. C’est l’un des premiers enjeux du Collège des Maîtrises d’Usages. Le CoMU est un espace ouvert, délibératif où l’animation des relations en son sein est le premier moteur de la dynamique. Cette animation est fragile comme la difficulté de créer les conditions d’un dialogue des savoirs, entre des savoirs académiques et techniques et des savoirs expérienciels et d’usages. Nous avons donc initié une première démarche pour rendre visible les ressources et savoirs que chacun peut partager.</div><div><br /></div><h3><strong>Un dialogue des savoirs qui reconnaît d’abord les savoirs expérientiels</strong></h3><div>La fabrique de la ville s’inscrit nécessairement dans une dimension où la norme a une place prépondérante. Comment créer un processus où l’approche technique n’écrase pas tout ? <br /></div><div>Il y a donc des enjeux d’espace et de temps pour animer ces processus afin de ne pas laisser le dernier mot aux techniciens, qui au final, « ont notre confiance ! ». Or, malheureusement, dans les projets actuels ce temps manque cruellement. </div><div>Arrive ici, le second enjeu qui est aujourd’hui un frein plus qu’un levier : le temps et notre disponibilité. Questionner le temps, les interactions, les espaces, les relations et les savoirs permettront de transformer ces possibles freins en leviers et en puissance d’agir.</div><div>Le CoMU sollicite des moyens matériels pour faciliter le travail, et tente de mieux s’organiser pour « optimiser » les disponibilités. Il travaille avec des écoles et universités pour s’appuyer sur des savoirs permettant de comprendre les enjeux et produire des rendus de qualités afin de mieux interpeler les institutions.</div><div>Tout cela est en cours et il est nécessaire de conserver une démarche réflexive.</div><div>Les premiers risques sont de tomber soit dans le syndrome du « con-craie » (faire, et souvent faire-faire, par ce qu’il y a des urgences et plus le temps à faire de al philosophie, faire avec de la craie, et voir disparaître très vite les premiers écrits) ou du « des faits » (lister les actions comme des ré-actions, chacun dans son champ de « savoirs » et ne pas prendre le temps de les relier pour penser une stratégie).</div><h3><br /></h3><h3><strong>Vers une démarche de capitalisation</strong></h3><div>Le CoMU est une illustration d’une manière de fabriquer la ville, c’est à la fois une ambition démocratique, une innovation technique, et nous allons consacrer du temps à en analyser la boîte noire. Le processus est en cours. Il est passionnant car l’ensemble des parties prenantes, les institutions et maîtrises d’ouvrage, maîtrises d’œuvres et les nombreux partenaires sont conscients qu’il faut entrer vite dans une démarche de capitalisation où les savoirs de cette expérience sont les ressources de la transformation en cours. </div><div>A suivre donc, dans les prochains épisodes.</div><div><br /><br /><br /></div>        
 
  <h3>Notes</h3>
    <p>[1] https://eccap.fr/article/noailles-entre-ombres-et-lumieres/625af6897e1e7c00167ce5bc<br />[2] https://eccap.fr/article/le-projet-partenarial-damenagement-ppa-en-centre-ville-de-marseille-une-opportunite-pour-coconstruire-la-ville-avec-ses-habitants/62c2fd54534a400016e6a2f4<br />[3] https://eccap.fr/article/deverrouiller-la-conception-urbaine/62c2fe92534a400016e6a2f7<br />[4] Bacqué, Marie-Hélène, et Carole Biewener. L’empowerment, une pratique émancipatrice ? La Découverte, 2015<br />[5] Hugues Bazin, Les figures du tiers-espace : contre-espace, tiers-paysage, tiers-lieu, Edifier le Commun, https://revues.mshparisnord.fr:443/filigrane/index.php?id=717<br />[6] Ibid</p>        
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
    <div class="BAZ_fiche_info">
      
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            <span>Voir la fiche</span>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Un sujet oublié : les prisons en France</title>
        <link><![CDATA[https://eccap.fr/?UnSujetOublieLesPrisonsEnFrance]]></link>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>30/05/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Un sujet oublié : les prisons en France </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?RaynaudMarieVeronique/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Raynaud Marie-Véronique">Raynaud Marie-Véronique</a></li>
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	</div>

<div class="meta-info">  
     
        
                         <span class=" cadre thema une_democratie_pour_vivre_ensemble">
                       <a href=?une-democratie-pour-vivre-ensemble>Une démocratie pour vivre ensemble </a>
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                 <span class=" cadre thema une_democratie_face_a_toute_les_formes_de_domination">
                      Une démocratie face à toute les formes de domination 
                     </span>
               
    </div>


 



<div class="article">
    <p>Quelle étrange construction à l’entrée de la galerie marchande du Géant Casino d’Aix-en-Provence. Une cabane en bois? Un cube, avec des barreaux à la fenêtre. A quoi cela peut bien servir ?</p>    <p>Nous sommes au mois de novembre 2022, ce sont les 29e journées nationales sur les prisons (JNP). Le thème de ces journées : « pauvreté dedans, pauvreté dehors;». A cette occasion, le groupe local de concertation prison (GLCP) propose de découvrir pendant quelques jours la réplique d’une cellule de la prison d’Aix-en-Provence, située à Luynes.</p>    <p>Qu’est-ce que ce groupe local de concertation ? Il est constitué des associations et aumôneries qui interviennent au sein du centre pénitentiaire d’Aix-Luynes et qui participent ensemble à des actions solidaires dans la prison (préparation de colis de Noël, apport de vêtements, accompagnement et formations diverses)</p>    <p>Il rassemble l’ANVP (visiteurs de prisons), les aumôneries catholiques, musulmanes et protestantes, la Croix rouge française, ECTI Insertion, l’Entraide protestante, la Halte Vincent (accueil des familles à la prison), le Secours catholique, la Cimade, les Restos du cœur.</p>    <p>Ce 16 novembre 2022, voilà donc une équipe représentant toutes ces associations en train de bâtir dans la galerie marchande du Géant Casino cette « cabane », une reproduction en bois, à l’identique, d’une cellule de la prison d’Aix 2,9m2, un jeu de lit superposé, un matelas glissé sous le lit et que l’on tire pour dormir quand trois personnes détenues vivent dans ces 9m2.</p>    <p>C’est fréquent à Aix, la prison, conçue pour accueillir 1;400 personnes détenues en compte aujourd’hui près de 2;000.</p>    <p>Intrigués en arrivant dans la galerie marchande, les passants demandent s’ils peuvent entrer, regarder. Ils sont souvent surpris, nous sommes en effet loin des séries américaines sur la prison : une porte battante (comme une porte de saloon) pour isoler les WC et la douche, une table, une fenêtre grillagée, un frigo (payant) une télévision (payante) une plaque chauffante (que la personne détenue doit acheter) …</p>    <p>Comment faire si tout cela est payant ? En prison, l’argent est le nerf de la guerre, encore plus qu’à l’extérieur. Il faut de l’argent pour « cantiner », acheter des produits alimentaires pour compléter la nourriture proposée, acheter des produits d’hygiène, payer le téléphone, payer la télévision (14,15 € par mois, 7,10 € si l’on est deux dans la cellule), payer le frigo (4,10 € par mois).</p>    <p>Peu de personnes détenues ont la possibilité de travailler. Et quand elles le peuvent, un emploi en prison est 4 à 5 fois moins payé qu’à l’extérieur. Beaucoup de personnes détenues n’ont aucun revenu. Si l’on ajoute à cela l’éloignement de leur famille, les conditions de vie sont souvent difficiles.</p>    <p>Voilà ce que les bénévoles qui se relaient expliquent aux passants de la galerie marchande. Plus de 700 personnes prennent le temps de venir « visiter;» cette cellule pendant les trois jours où elle est exposée. Les questions sont nombreuses : comment vivre correctement ainsi, dans si peu d’espace;? Comment se former;? se soigner;? L’Europe a plusieurs fois condamné la France pour la surpopulation et les mauvaises conditions de vie dans les prisons;? Qu’est-ce que cela a changé;?</p>    <p>Parmi les visiteurs beaucoup d’enfants, d’adolescents, viennent voir, curieux, et questionnent; d’anciennes personnes détenues, des familles de personnes détenues, des personnes réticentes à cette action : l’occasion d’une réflexion sur la prison, sur les peines alternatives à la prison, sur ce qui est proposé et accessible en prison : formation, réflexion, accompagnement.</p>    <p>Les bénévoles informent sur le dispositif des « Codétenus de Soutien;», proposé par la Croix rouge et l’administration pénitentiaire, sur la prévention du suicide en prison (risque 7 fois plus élevé que dans le reste de la population). Des personnes détenues sont formées spécifiquement et sont ainsi à l’écoute des autres détenus qui ont besoin du soutien de leurs pairs à des moments particuliers de leur détention.</p>    <p>La prison reste pour beaucoup de visiteurs un lieu mystérieux, sur lequel on est mal informé. Faire connaître les conditions de vie dans les prisons françaises, c’est vraiment le but de ces journées. Instaurer un dialogue : pour les bénévoles présents il ne s’agit pas de juger de ce qui se passe dans la prison mais de parler de leur expérience, de ce qu’ils vivent dans la prison, de s’interroger sur la politique pénale de l’État français.</p>    <p>Une expérience similaire avait eu lieu à Aix-en-Provence en 2017 dans la galerie marchande de Carrefour, et à trois reprises entre 2016 et 2021 à la Faculté de droit d’Aix-en-Provence.</p>    <p>Rien de tel que de toucher du doigt, d’une manière très concrète, en entrant dans cette cellule, ce qu’est aujourd’hui la prison, pour que surgissent questions et réflexions.</p>             
 
 
</div>




	 


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    <div class="BAZ_fiche_info">
      
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            <span>Voir la fiche</span>
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    </div>
  </div>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Ce que nous dit une mère des quartiers populaires</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>13/07/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Ce que nous dit une mère des quartiers populaires </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?RoustangGuy/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Roustang Guy">Roustang Guy</a></li>
					</ul>
	</div>

<div class="meta-info">  
    </div>


 



<div class="article">
    <img src="https://www.interforum.fr/images/DEC/P3/9782348059377.jpg" alt="/" />    <p>En référence aux émeutes de 2005, F.Ouassak écrivait dans son premier petit livre La puissance des mères paru en 2020 :<br />« Si des voitures ont brulé après la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, c’est la faute de leurs parents, et non de la police, pourtant directement responsable de leur mort. Ils auraient dû tenir en laisse leurs fils – en laisse ou scotchés devant la télévision, peu importe mais ces sauvageons n’avaient pas à circuler librement le soir;»<a href="#cfca20bc-3282-416a-97dd-81c47fd9ab12">1</a>. <br />On en est donc toujours au même point…</p>    <p>Il est difficile de se mettre à la place de cette mère, on est « dérangé;» parfois. Cela a été mon cas. Par exemple quand F.Ouassak échange avec une responsable pour que la cantine accepte que sa fille ne mange pas de viande, ou quand elle rend visite à une pédiatre alors que son fils vient d’être circoncis. La pédiatre croit que le bébé n’est pas propre alors que c’est du « henné qu’il a sur les mains et sur les pieds;». Lisez et vous me direz si vous aussi vous êtes « dérangés;».</p>    <p>F.Ouassak est diplômée de Sciences Po Lille en 1998. Elle nous dit « J’ai travaillé il y a une quinzaine d’années à la politique de la ville, et ensuite comme consultante en politiques publiques;». Ses ambitions et sa radicalité;s’expriment ainsi : « Reprendre le pouvoir qui nous a été confisqué en tant que mères, et prendre plus largement encore le pouvoir politique dans son ensemble »<a href="#a7c3e753-da3e-4ae1-93cc-f78a507abfd3">2</a> et l’ont amené à contribuer à créer le « Front de mères;». Mais sa radicalité n’exclut pas le dialogue, bien au contraire. Dans la préface inédite de la réédition de son premier livre, elle écrit que :<br />« La sortie du livre a été l’occasion d’échanges riches et enthousiasmants, partout en France comme à l’étranger, dans les quartiers populaires comme en centre-ville, dans les milieux institutionnels, universitaires ou très militants. Quelle fierté d’y porter un point de vue ancré dans les quartiers populaires, ce point de vue que l’on entend si rarement;».</p>    <p>Le second petit livre de F.Ouassak a pour titre Pour une écologie pirate paru en mai 2023. Comme pour le premier livre, c’est une mère à l’écoute de ses enfants qui écrit tout en politisant la question. Elle y parle de Verdragon à Bagnolet, première maison de l’écologie populaire, qui vise à réunir les habitantes et habitants des quartiers populaires autour de l’écologie. Portée en commun par Alternatiba et le Front des mères, Verdragon a connu l’opposition de la gauche et de l’extrême droite :<br />« la violence de la campagne visant à nous chasser du lieu…traduit selon moi l’obsession raciale des cadres des partis de gauche, qui parlent d’une réalité qu’ils ne connaissent que de loin car aucun n’habite les quartiers populaires ». L’autrice écrit également : « Nous avons aussi été soutenus par nombre de personnalités, notamment écologistes, et Alternatiba a été remarquable de fraternité…en menant à nos côtés la lutte pour sauver Verdragon »<a href="#66b7fb8c-5d54-4b42-b8cc-3068feca8ea6">3</a>. <br />Écoutons cet appel :« les luttes des quartiers populaires doivent trouver leur place dans le patrimoine écologiste. Mais ce qu’il faut pour rejoindre le nécessaire front contre le désastre climatique, c’est un projet précis, pensé depuis les quartiers populaires »<a href="#8e9c4c1a-d3a3-4a5c-a205-6a0a34797df0">4</a>.</p>    <p>Tout le monde perçoit bien la gravité des émeutes et des pillages avec destructions de lieux publics qui vont affecter souvent la vie quotidienne des habitants. De multiples commentaires contradictoires se sont exprimés et les détestations réciproques vont bon train. C’est bien notre société qui est malade comme notre démocratie. Certains convivialistes<a href="#821d98c7-2ed2-4d4d-b6ad-5acaad39cbc4">5</a> proposent ce qui pourrait tenir lieu en quelque sorte de thérapie collective. Il s’agirait de prévoir dans la durée des émissions de télévision et de radio qui théâtraliseraient les points de vue divergents des uns et des autres, aussi bien les jeunes révoltés que les policiers ou les éducateurs et bien d’autres acteurs. Avec l’espoir de lutter ainsi contre les préjugés.</p>    <p>Fatima Ouassak annonce « un prochain livre qui mettra un point final au triptyque avec la question de l’organisation de la société;». Nous l’attendons.</p>           
 
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
    <div class="BAZ_fiche_info">
      
      <div class="BAZ_actions_fiche">
                          <a class="btn btn-entry-action btn-sm btn-default" href="https://eccap.fr/?CeQueNousDitUneMereDesQuartiersPopulair">
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            <span>Voir la fiche</span>
          </a>
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    </div>
  </div>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Culture institutionnelle et culture activiste, des retours d’expériences pour imaginer de nouvelles alliances ?</title>
        <link><![CDATA[https://eccap.fr/?CultureInstitutionnelleEtCultureActiviste]]></link>
        <guid><![CDATA[https://eccap.fr/?CultureInstitutionnelleEtCultureActiviste]]></guid>
        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>15/02/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Culture institutionnelle et culture activiste, des retours d’expériences pour imaginer de nouvelles alliances ? </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?CardonaPierreAlain2/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
					</ul>
	</div>

<div class="meta-info">  
    </div>


 



<div class="article">
    <img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2024/02/archipel.webp" alt="class=wp-image-2279/" />    <p>Lors de la journée de l’archipel des Confluences le 27 janvier dernier, nous avons pu confronter des cultures de mobilisation et de transformation sociale différentes.</p>    <p>D’un côté, une approche plus institutionnelle, issue des collectivités, à partir de savoirs techniques portés par des élus ou des agents, c’est la Fabrique des Transitions<a href="#_ftn1">[1]</a> et d’autres réseaux comme l’UNADEL<a href="#_ftn2">[2]</a> ou l’IRDSU<a href="#_ftn3">[3]</a>. Ces deux derniers réseaux mobilisent ensemble de nombreux professionnels dans le Carrefour des métiers, des métiers de l’ingénierie territoriale, si utile aujourd’hui pour appuyer les initiatives de transition.<a href="#_ftn4">[4]</a></p>    <p>De l’autre, une approche activiste, souvent plus jeune, plus «agile;» et utilisant tous les codes des mobilisations, gestion de base de données et organisation structurée tout en maîtrisant les enjeux institutionnels pour créer des stratégies et faire levier.</p>    <p>Cette approche activiste prend différentes formes. De la plus « efficace et ciblée;» du collectif Riposte alimentaire, anciennement Dernière rénovation<a href="#_ftn5">[5]</a>, à celle ancrée sur un parcours inspirant;comme Camille Etienne par exemple<a href="#_ftn6">[6]</a>, ou alors croisant avec la sphère électorale avec l’équipe de La Primaire populaire en 2021-2022. Benjamin Ball<a href="#_ftn7">[7]</a> est l’un des pionniers et il contribue aujourd’hui aux dynamiques de confluences pour tisser des liens entre ces cultures militantes et les croiser enfin;! Sa prochaine initiative est l’appel à des marches de l’alimentation le 16 octobre 2024.<a href="#_ftn8">[8]</a></p>    <p>Il y a un enjeu de stratégie qui vont traverser toutes nos rencontres durant cette année 2024. Nos retours d’expériences, les « retex;» comme beaucoup les appellent dorénavant, deviennent des réflexes et c’est une très bonne chose. C’est pourquoi, lors de la rencontre du 27 janvier à Paris dans les locaux de la Fondation pour le progrès de l’Homme, nous avions invité Mathilde Imer et Floraine Jullian, issues de la Primaire populaire, et dans un autre domaine, plus institutionnel, Jean-François Caron, initiateur de la Fabrique des transitions. Leur présentation a été riche et des perspectives concrètes ont pu se dessiner.</p>    <h3 class="wp-block-heading">Un Retex de la Primaire populaire pour de nouvelles victoires populaires ?</h3>    <p>Floraine Jullian, issue du mouvement Coexister, a animé la dernière étape de la Primaire populaire et est devenue depuis l’une des initiatrices de leur nécessaire retour d’expérience<a href="#_ftn9">[9]</a>. Ce mouvement a mobilisé en janvier 2022 plus de 500 000 personnes pour choisir un candidat aux élections présidentielles d’avril 2022. Le choix de Christine Taubira puis leur soutien à Jean-Luc Mélenchon, a provoqué beaucoup de réactions. Avec courage et persévérance, ils ont pris le temps de l’analyse et du partage de ces expériences, 19000 personnes y ont contribué, 3 séminaires mobilisant le cœur des organisateurs de 20 à 40 personnes (sources, salariés, volontaires) et bientôt un livre paraîtra pour donner envie à d’autres de reprendre le flambeau. Un appel pour sa publication sera bientôt diffusé.</p>    <p>La grande lucidité de cette équipe a résonné avec notre propre intention : il est indispensable que nos expériences, et nos échecs, ne renforcent pas notre impuissance mais bien une étape pour questionner notre capacité de faire autrement alliance, dynamique, coalition, mouvement, bascule;?</p>    <h3 class="wp-block-heading">Un labo des partis pour imaginer d’autres formes ?</h3>    <p>Mathilde Imer, à l’initiative de la Primaire populaire avec un collectif de jeunes activistes issus d’un premier mouvement « La rencontre des justices;», est investie aujourd’hui dans un projet appelé « le labo des partis;»<a href="#_ftn10">[10]</a>. Se présentant comme « un centre d’étude et de transformation des partis politiques;», elle contribue à une étude dont l’objectif est de publier au printemps 2024, plusieurs modèles du « parti du futur;». Cette expérience de recherche-action mixant savoirs citoyens et militants, savoirs techniques et académiques, doit contribuer à éclairer un des points aveugles de notre démocratie : comment les partis peuvent imaginer un fonctionnement permettant de renouer des relations respectueuses avec les acteurs de la société civique.</p>    <p>Il y a urgence en effet, dans un champ des partis, de plus en plus étroit, de passer du « je t’aime moi, moi non plus;» ou du « fais-moi mal, Johnny, Johnny, fais-moi mal;» à un rapport consentant et conscient, équilibré et respectueux, où la domination des mâles alpha doit laisser place à de réels espace de délibération et de coproduction de la transformation sociale.</p>    <p>Que chaque acteur, chacun à la place qu’il trouve utile et opportun, contribue à la transformation politique de la société, du local, au planétaire, qu’il soit élu, technicien, salarié ou bénévole, jeunes ou vieux, associatifs et retraités, mais aussi « blanc;» ou « racisé;».</p>    <h3 class="wp-block-heading">Faire mouvement, c’est savoir se dépasser et faire alliance ?</h3>    <p>Souvent, la nécessité de faire alliance est partagée mais les actes et les postures ne le sont pas encore totalement, car la conscience est souvent de façade.</p>    <p>Il y a une nécessité que tous ces acteurs, autant de la société civique, activistes ou plus institutionnels, que les responsables des appareils politiques se questionnent et produisent un autre imaginaire institutionnel. C’est un des enjeux du travail aujourd’hui de Mathilde Imer au sein du Labo des partis, et leur travail peut nourrir les prochaines étapes d’une stratégie nécessairement coconstruites pour « faire gagner la justice sociale environnementale et la démocratie;», objectif partagé.</p>    <p>C’est aussi la volonté de Jean-François Caron quand il a créé la Fabrique des transitions suite à son expérience de maire de Loos-en-Gohelle.</p>    <p>Les fondamentaux de la Fabrique sont de 3 ordres : une entrée par les territoires, une entrée par le désir de faire ensemble, et une posture de leadership de service en appui à un processus qui doit nous dépasser toutes et tous. Ils ont analysé les « 4 fantastiques;» de la Transition des territoires;comme 4 acteurs qui font levier : Les élus, les agents des collectivités, les acteurs de terrain et les services déconcentrés de l’Etat.</p>    <p>Leur objet commun est de transformer le cadre de pensée des politiques publiques locales à partir de leur impensé et de les mettre en travail avec de l’idéation et du design de services. Mais cette approche nécessairement « auto-centrée;» sur les enjeux institutionnels rencontre aujourd’hui l’enjeu d’une alliance bien plus large avec des acteurs plus activistes, plus jeunes notamment sur ces questions.</p>    <p>Lors de cette rencontre des Confluences, nous avons pu réaliser l’une de nos premières ambitions, créer des liens et des ponts entre ces réseaux. Ainsi Jean-Baptiste du Collectif des associations citoyennes<a href="#_ftn11">[11]</a> a proposé à la Fabrique des Transitions de rejoindre l’Observatoire des libertés associatives et la Coalition<a href="#_ftn12">[12]</a> car la place des institutions locales est primordiale dans l’appui aux associations.</p>    <p>J’ai pu évoquer l’enjeu de leur présence lors de la prochaine réunion organisée par le Collectif pour la Transition citoyenne le 14 mars prochain sur les questions d’animation de l’espace public et politique par les acteurs d’une société civique qui s’autoriseraient enfin à faire de la « Politique;» ou pas;?</p>    <h3 class="wp-block-heading">Des 4 Fantastiques au 5ème élément.</h3>    <p>Même si ces références cinématographiques ne sont pas d’aujourd’hui et ancrent nos générations dans une époque, j’ai pu partager à Jean-François Caron la nécessité d’imaginer comment mobiliser un Tiers Espace associant les 4 fantastiques au 5ème élément. Ce 5ème élément incarne « le peuple;», celles et ceux pour qui toutes ces politiques publiques sont pensées et produites, c’est un électorat pour certains, des usagers, bénéficiaires, publics pour d’autres, ce sont nos voisins, les petits et les précaires comme évoqués par un intervenant depuis les Comores en visio. Il nous a rappelés aussi qu’ils étaient présents dans les quartiers populaires, urbains et ruraux, mais aussi dans les territoires d’outre-mer.</p>    <p>L’enjeu est donc bien là aussi, faire mouvement c’est aussi mobiliser le plus grand nombre. Cela ne se fera pas en un jour, en un point de bascule, mais dans un processus qui doit être bien rythmé, bien articulé, mais en situation de toucher au-delà de nos cercles.</p>    <p>Nous avons besoin de consolider notre cartographie des tisserands, celles et ceux qui font ces liens nécessaires; notre agenda « politique;» partagé pour ouvrir et animer ces espaces publics qui nous manquent tant et catalyser ces liens, et initier un appel à contributions le plus large possible pour initier un mouvement qui puisse dessiner ensemble un avenir en communs<a href="#_ftn13">[13]</a>. En ce sens, la rencontre des Confluences du 27 janvier a été un point d’étape utile. Vous pouvez y <a href="https://share.mindmanager.com/#publish/LYeL66KaO7j7krwV1Bd45UU3ujoHvFObqxTCw0sq" target="_blank" rel="noreferrer noopener">retrouver ma prise de note en format heuristique</a>;!</p>    <p><a href="#_ftnref1">[1]</a> <a href="https://fabriquedestransitions.net/index_fr.html">https://fabriquedestransitions.net/index_fr.html</a></p>    <p><a href="#_ftnref2">[2]</a> <a href="https://unadel.org/">https://unadel.org/</a> - Depuis 30 ans l’unadel rassemble et met en réseau les personnes, les collectivités et les organisations qui, dans les territoires, pays, communes et intercommunalités, œuvrent à la construction d’un “autre” développement local, plus ouvert, plus respectueux de l’humain et de la planète</p>    <p><a href="#_ftnref3">[3]</a> <a href="http://www.irdsu.net/">http://www.irdsu.net/</a> - Inter-Réseaux des professionnels du Développement Social et Urbain, le réseau des professionnels de la politique de la ville</p>    <p><a href="#_ftnref4">[4]</a> <a href="https://unadel.org/actions-chantiers/le-carrefour-des-metiers-du-developpement-territorial/">https://unadel.org/actions-chantiers/le-carrefour-des-metiers-du-developpement-territorial/</a></p>    <p><a href="#_ftnref5">[5]</a> <a href="https://www.nouvelobs.com/ecologie/20240128.OBS83817/huit-choses-a-savoir-sur-riposte-alimentaire-le-collectif-ecolo-qui-a-asperge-la-joconde.html">https://www.nouvelobs.com/ecologie/20240128.OBS83817/huit-choses-a-savoir-sur-riposte-alimentaire-le-collectif-ecolo-qui-a-asperge-la-joconde.html</a></p>    <p><a href="#_ftnref6">[6]</a> <a href="https://www.linkedin.com/posts/camille-etienne-activiste-climatique_apr%C3%A8s-tant-de-rebondissements-le-parlement-activity-7161641522575171584-pF2F/?originalSubdomain=fr">https://www.linkedin.com/posts/camille-etienne-activiste-climatique_apr%C3%A8s-tant-de-rebondissements-le-parlement-activity-7161641522575171584-pF2F/?originalSubdomain=fr</a> – un exemple de sa dernière mobilisation entre mobilisation populaire massive et une stratégie institutionnelle contre les lobbys à Bruxelles.</p>    <p><a href="#_ftnref7">[7]</a> <a href="https://www.streetpress.com/sujet/1448648139-benjamin-ball-militant-jedi-indignes">https://www.streetpress.com/sujet/1448648139-benjamin-ball-militant-jedi-indignes</a></p>    <p><a href="#_ftnref8">[8]</a> <a href="https://www.bioconsomacteurs.org/agir/se-mobiliser/vers-des-marches-de-l-alimentation-le-16-octobre-2024">https://www.bioconsomacteurs.org/agir/se-mobiliser/vers-des-marches-de-l-alimentation-le-16-octobre-2024</a></p>    <p><a href="#_ftnref9">[9]</a> <a href="https://www.primairepopulaire.fr/">https://www.primairepopulaire.fr/</a></p>    <p><a href="#_ftnref10">[10]</a> <a href="https://www.lelabodespartis.fr/">https://www.lelabodespartis.fr/</a></p>    <p><a href="#_ftnref11">[11]</a> <a href="https://www.associations-citoyennes.net/">https://www.associations-citoyennes.net/</a></p>    <p><a href="#_ftnref12">[12]</a> <a href="https://www.lacoalition.fr/">https://www.lacoalition.fr/</a></p>    <p><a href="#_ftnref13">[13]</a> <a href="https://www.archipel-confluences.org/WikiAdC/?PirogueRefaireSocieteDocs">https://www.archipel-confluences.org/WikiAdC/?PirogueRefaireSocieteDocs</a></p>         
 
 
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            <span>Voir la fiche</span>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>De Base, une série sur le travail, qui se travaille ensemble !</title>
        <link><![CDATA[https://eccap.fr/?DeBaseUneSerieSurLeTravailQuiSeTrava]]></link>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>17/03/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">De Base, une série sur le travail, qui se travaille ensemble ! </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?CardonaPierreAlain2/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
					</ul>
	</div>

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<div class="article">
    <img src="https://cdn.helloasso.com/img/photos/pour%20bagnere%201920%20x%20250_1331-c09f730075f54933b7a204d2d607756c.jpg" alt="/" />    <p>L’association de production et d’éducation à l’image <a href="https://la-trame.org/">La Trame</a> est à l’initiative d’une série documentaire portant sur le revenu de base, l’occasion d’interroger la place du travail et celle du temps de loisir dans nos vies.</p>    <h3 class="wp-block-heading">Les liens entre l’encyclopédie du changement de cap et l’association La Trame</h3>    <p>La question du travail est au cœur des enjeux portés par l’Eccap et son fondateur Guy Roustang. Investi au sein d’Utopia, c’est lors de l’université d’été en 2022 que j’ai rencontré Vincent Glenn, documentariste et investi sur les questions sociales et écologiques depuis des années contribuant aussi à l’animation de l’Archipel Écologie et Solidarités depuis ses origines. Il est aussi l’un des piliers de l’association La Trame.</p>    <p>C’est durant cette université d’été qu’a été lancé la dynamique de l’Archipel des Confluences. A cette époque, nous partagions le même constat et les mêmes désirs de partir de nos colères et de nos impuissances pour tenter de bifurquer.</p>    <p>L’Eccap qui s’est lancée dans les Confluences et qui documente ses étapes, ses rencontres, tente de mettre en lumière ses ressources par l’écrit et quelques premières tentatives de nouvelles écritures n’a eu de cesse de cheminer avec Vincent pour croiser et peut être renforcer une stratégie commune.</p>    <p>C’est pourquoi, nous avons souhaité diffuser et soutenir l’appel de l’association <a href="https://la-trame.org/">La Trame</a>, animée par Boris Claret, Isabelle Dario et Vincent Glenn</p>    <p>Tous trois sont investis dans un projet au long cours en mobilisant deux qualités que nous partageons, ils sont tous trois des tisserands mais aussi des catalyseurs avec leur savoir-faire pour produire des imaginaires à partir de récits et d’images, des monteurs où le fil n’est pas que;leur;pellicule mais bien les rencontres et les idées qu’ils tissent.</p>    <p>De Base, est une série autour du travail et du revenu de base. Ce sujet s’est nourri d’échanges autour des controverses. Le revenu de base a été une de nos premières controverses repérées et testées par Florine Garlot et Eric Dacheux, tous deux impliqués dans l’Eccap. Ils se retrouvent avec de nombreux autres intervenants dans les extraits de la série, d’ores et déjà visionnables <a href="https://www.helloasso.com/associations/la-trame/collectes/de-base">en ligne</a>.</p>    <p>Autant pour l’Eccap, il fallait d’abord préciser les définitions et les stabiliser avant d’entrer en controverses. C’est pourquoi, cette année 2024 sera pour nous, une année autour des questions du travail. Autant pour Isabelle, Vincent et Boris, co-réalisateurs, l’enjeu est d’abord de rendre visibles et lisibles les arguments de celles et ceux qui contribuent aux débats publics sur le sujet, si essentiel, de la place du travail dans notre société, ses formes de rémunération, en salaires mais pas que.</p>    <p>C’est pourquoi l’approche du documentaire est si complémentaire et nécessaire pour la diffusion et l’animation de débat public. Autant d’épisodes qui incarneront;des réalités et des savoirs différents et si importants à entendre « en même temps » ! Nous apprenons autant d’un philosophe, d’un ergonome, que d’un travailleur, ou d’une personne en recherche d’emploi, au chômage, précarisé et dominé.</p>    <p>C’est la force et l’importance de cette initiative, cette tentative que nous appelons à soutenir pour construire dans la durée des opportunités de se rencontrer, de développer un propos, de ménager des espaces de réflexivité pour toutes et tous.</p>    <h3 class="wp-block-heading">En savoir plus sur la série documentaire De base initiée par l’association La Trame</h3>    <p>De base, commence sa narration à partir du vote de la loi Travail-Dussopt qui, depuis novembre 2023, conditionne l&apos;allocation du RSA à de « l’activité obligatoire... A partir de là, les chemins sont pavés des meilleures intentions comme autant de questions : pourquoi avoir fait ça, est-ce qu&apos;il n&apos;y a pas autre chose à imaginer s&apos;agissant d&apos;encourager les personnes éloignées de l&apos;emploi à revenir sur le marché du travail ? Quelles ont été les grandes étapes, les conquêtes sociales, qui ont conduit au RMI puis au RSA? etc.</p>    <p>Cette série documentaire a été conçue pour parcourir collectivement notre histoire et inviter à réfléchir au futur. Le film comme principe actif. Cette forme permet une exploration large (partant de la notion revenu de solidarité jusqu&apos;aux propositions de revenu d&apos;existence en passant par des enjeux économiques, écologiques, fiscaux) et l&apos;implication d&apos;une grande diversité d&apos;acteurs et actrices. </p>    <blockquote class="wp-block-quote"> <p>« On nous demande parfois si ça va être une collecte de recueil de paroles d&apos;experts ou d&apos;intellos. On répond qu&apos;il y en aura parmi les acteurs (sociologues, historiens, syndicalistes, élus...) mais que nous comptons aussi beaucoup sur les contributions de gens qui savent pratiquement ce que signifie vivre quand on est au RSA, chômeur de longues durée, étudiant ou encore petit paysan en galère. Il s&apos;agit d&apos;une mise en récit, d&apos;un télescopage de témoignages et de réflexions sur ce qui est et ce qui pourrait s&apos;améliorer. Mettre en chantier cette série, c&apos;est créer une communauté d&apos;enquêteurs (pour reprendre le terme de John Dewey) susciter des discussions, des controverses, mais aussi, l&apos;émergence de certaines évidences, établir une forme d&apos;expertise collective. Le cinéma n&apos;est pas la vérité, mais un outil de connaissance, d&apos;investigation, un outil pour révéler certaines choses, créer des moments d&apos;attention partagée (lors des tournages comme lors des projections). »</p> </blockquote>    <p>Cette série est une occasion de relier toutes sortes de militances, de parcourir collectivement notre histoire et notre modèle social, une forme d’arpentage non pas au travers des feuilles d’un livre mais de morceaux de nos vies. Isabelle, Vincent et Boris, co-réalisateurs comme autant de monteurs-relieurs donnent à voir ce qui émerge de nos colères, ce qui forge nos désirs de mobilisation, ensemble « face au traitement des précaires par le macrono-darmanisme. »</p>    <blockquote class="wp-block-quote"> <p>« Notre désir est donc bien de faire preuve d’un récit porteur d’une exigence formelle (avec le recours à de possibles archives audiovisuelles, un graphisme travaillé, un traitement sonore et musical approfondi) sans négliger les moyens d’obtenir une diffusion conséquente (avec organisation des débats, coordination trans-réseaux, attaché de presse, diffusion sur internet, circulation des films dans les salles etc.). Voilà pourquoi nous avons décidé de viser une somme conséquente, permettant tout simplement de rémunérer des professionnels en proportion de ce qu’un tel chantier nous semble demander. »</p> </blockquote>    <h3 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin et contribuer</h3>    <p>Un seul geste utile pour commencer, aller sur le site d’Hello Asso pour soutenir ce projet et découvrir les extraits : <a href="https://www.helloasso.com/associations/la-trame/collectes/de-base">https://www.helloasso.com/associations/la-trame/collectes/de-base</a></p>    <p>Vous y trouverez aussi l’ébauche d’un récit et la note d’intention qui démontrent d’abord le désir de faire de nombreuses personnes les coproducteurs de cette série. Une attention à être transparent sur le cheminement qui a dessiné les grandes lignes du projet. Une intention autour de 12 points qui correspondront aux 12 épisodes (de 20 à 30 minutes) et qui nous permettront d’aborder ces questions avec un bon degré de nuances mais avec aussi la nécessité que chacun pourra être vu indépendamment des autres, avec une introduction commune à chaque fois. Une autonomie des épisodes qui permettra ainsi de faire vivre cette série dans les lieux où la parole circule, les engagements collectifs se construisent et les leviers de transformations se co-produisent !</p>    <p>Nous vous tiendrons au courant, dans le fil de nos aventures partagées, des premières mises à l’eau de ces épisodes.</p>    <p>Pierre-Alain CARDONA</p>         
 
  <h3>Notes</h3>
    <h3><br /></h3>        
 
</div>




	 


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    <div class="BAZ_fiche_info">
      
      <div class="BAZ_actions_fiche">
                          <a class="btn btn-entry-action btn-sm btn-default" href="https://eccap.fr/?DeBaseUneSerieSurLeTravailQuiSeTrava">
            <i class="fa fa-eye"></i>
            <span>Voir la fiche</span>
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    </div>
  </div>
]]></description>
        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>De la démocratie dans le travail pour sauver la démocratie</title>
        <link><![CDATA[https://eccap.fr/?DeLaDemocratieDansLeTravailPourSauverLa]]></link>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>29/02/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">De la démocratie dans le travail pour sauver la démocratie </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?RoustangGuy/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Roustang Guy">Roustang Guy</a></li>
					</ul>
	</div>

<div class="meta-info">  
    </div>


 



<div class="article">
    <img src="https://www.babelio.com/couv/CVT_Le-mal-travail-un-choix-francais--comment-en-sort_1827.jpg" alt="/" />    <p>Ce titre est la dernière phrase du livre de <strong>François Ruffin</strong>: « Mal travail - Le choix des élites;». Il résume bien l’essentiel du message de deux autres livres récemment parus : celui de <strong>Laurent Berger</strong> : Du mépris à la colère – Essai sur la France au travail et celui de <strong>Paul Magnette</strong> : L’autre moitié du monde – Essai sur le sens et la valeur du travail.</p>    <p>F.Ruffin est député de la Somme, Laurent Berger était secrétaire général de la CFDT de 2012 jusqu’au mois de juin 2023, Paul Magnette est professeur de théorie politique et président du Parti socialiste belge. La parution coup sur coup de ces trois livres sur le travail doit attirer notre attention. Le titre de cet article est une tentative de réponse à cette phrase de Jean-Jaurès « La Révolution a fait du Français un roi dans la cité et l’a laissé serf dans l’entreprise;».</p>    <p>Le travail, écrit Laurent Berger, représente un enjeu démocratique fondamental. Et <strong>« à l’inverse le chômage, la précarité, le mépris, les bas salaires créent du ressentiment – une tendance sur laquelle l’extrême droite progresse allégrement;» </strong><a href="#_ftn1">[1]</a>. </p>    <p>Le titre du livre de Paul Magnette;L’autre moitié du monde vient d’une citation du Pantagruel de François Rabelais : « …il est bien vrai ce que l’on dit, que la moitié du monde ne sait comment l’autre vit ». Ce qui est sans doute notre cas en tant que lecteur de la lettre de l’ECCAP. Nous qui avons applaudi les premiers de corvée lors de l’épidémie du Covid sans connaître le plus souvent leurs véritables conditions de travail. D’où l’intérêt de lire ces trois livres qui nous parlent des conditions de travail.</p>    <p>L.Berger secrétaire général, allait chaque semaine à la rencontre des salariés d’une entreprise pour discuter, écouter. Et ce qu’il entendait d’abord c’était <strong>la fierté</strong> du travail réalisé quelle que soit sa diversité. Mais souvent s’exprimait l’absence de reconnaissance des compétences et du désir de bien faire son boulot. L.Berger écrit : Dans le débat public, le travail est un « sujet extraordinairement mal traité;». Pourtant comme le souligne Paul Magnette, qui cite souvent dans son livre la philosophe Simone Weil : « On a toujours besoin pour soi-même de signes extérieurs de sa propre valeur;».</p>    <p>Le livre de François Ruffin abonde de rencontres avec des travailleurs qui relatent leurs expériences. Citons le cas de Valérie, trente ans de caisse chez Continent devenu Carrefour qui dit : « ça peut vous paraître bizarre, mais mon métier de caissière, je l’aimais bien. ». Mais l’obligation de s’en tenir avec le client à SBAM, c’est-à-dire : « Sourire- bonjour-au revoir-merci;»; ou avoir entendu un jour le chef dire à un client : « C’est terminé, les caissières ne parlent plus à personne;» l’a fait craquer, perdre l’envie.</p>    <h3 class="wp-block-heading">Un mal français</h3>    <p>Cinquante et un pour cent des salariés en France ont le sentiment de pouvoir influencer les décisions importantes de l’entreprise qui les concernent contre 85% dans les pays scandinaves<a href="#_ftn2">[2]</a>. « Sur le travail, dans toutes les enquêtes européennes, la France est distancée par les voisins qui lui ressemblent, au profil social et économique proche;»<a href="#_ftn3">[3]</a>. Pour ne prendre qu’un exemple parmi bien d’autres : en France il y a 4,5 accidents mortels au travail pour 100.000 salariés par an, c’est-à-dire que parmi une vingtaine d’autres pays, seules la Lituanie, Malte et la Lettonie ont de plus mauvais résultats que nous. La sociologue Marie-Jeanne Dujarier propose un néologisme : les « planneurs;» pour qualifier ces concepteurs de dispositifs qui précisent règles et process qui s’imposent aux exécutants sans avoir eux-mêmes expérimentés. Et l’article d’Alternatives Économiques Enquête sur le management ;à la française;le caractérise comme « autoritaire, technocratique, vertical;». Alors que chez tous les salariés, « on entend désormais la même aspiration à la reconnaissance, à l’autonomie, au respect, la même volonté de pouvoir s’exprimer sur son travail, d’être écouté;»<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>    <hr class="wp-block-separator" />    <p><a href="#_ftnref1">[1]</a> « Que sait-on du travail;? » rassemble 37 contributions de 60 chercheurs. Bruno Palier, qui a rédigé l’introduction, a été auditionné et a déclaré : « « Le ressentiment privé, dans l’entreprise, lorsqu’on s’y trouve maltraité, méprisé, rejaillit en ressentiment public, où l’on subit des dirigeants le même mépris. C’est manifestement un ressort, sinon un moteur du vote RN. »</p>    <p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Voir Alternatives économiques, février 2024, page 29.</p>    <p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Livre de F.Ruffin, p.40.</p>    <p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Livre de Laurent Berger, p.25.</p>         
 
 
</div>




	 


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            <span>Voir la fiche</span>
          </a>
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    </div>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Démasquer la violence mimétique : une tâche éducative</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>29/12/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Démasquer la violence mimétique : une tâche éducative </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?PerretBernard/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Perret Bernard">Perret Bernard</a></li>
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	</div>

<div class="meta-info">  
    </div>


 



<div class="article">
    <p><strong>L&apos;apport possible de la Théorie mimétique issue des écrits de René Girard pour l&apos;auto-analyse de la contagion émotionnelle et des mécanismes de la violence collective</strong><strong></strong></p>    <img src="https://changement-de-cap.fr/wp-content/uploads/2023/12/PerretGirard-699x1024.jpg" alt="class=wp-image-2198/" />    <p>Il est à peine besoin de souligner la gravité permanente du problème de la violence et le caractère préoccupant de son apparente recrudescence au sein même de notre société. Il existe bien entendu différentes sortes de violence: chacun peut être agressé par un inconnu, chez soi ou dans la rue, sans d&apos;autre motif que le vol ou, si l&apos;on est une femme, la prédation sexuelle. Toutefois, les phénomènes qui font de la violence un véritable problème de société, des violences urbaines aux phénomènes de harcèlement, s&apos;inscrivent souvent dans des dynamiques collectives et/ou relationnelles dans lesquelles la responsabilité d&apos;individus ordinaires - potentiellement de tout un chacun - est directement engagée. Il en est ainsi chaque fois qu&apos;entrent en jeu une situation de rivalité, de frustration sociale, un désir de revanche ou de vengeance, le besoin de faire supporter à autrui une situation de souffrance, ou encore le besoin d&apos;;« expulser;» par le moyen d&apos;un bouc émissaire la violence latente au sein d&apos;un groupe traversé de multiples frustrations et rivalités. </p>    <p>Parmi d&apos;autres outils, la théorie mimétique issue des écrits de René Girard (1923-2015) pourrait être mobilisée pour développer et diffuser une intelligence concrète des mécanismes de la violence, particulièrement quand elle se manifeste au sein d&apos;un groupe ou qu&apos;elle est exercée collectivement par un groupe<a href="#_ftn1">[1]</a>. Précisons d&apos;emblée que l&apos;on ne trouvera rien de directement utile sur ce sujet dans les livres de René Girard. Il était trop pessimiste et « apocalyptique;» - persuadé que nos sociétés devront tôt ou tard choisir entre l&apos;auto-destruction violente et une conversion spirituelle radicale - pour s&apos;intéresser aux applications possibles de ses idées dans un but d&apos;éducation et de transformation sociale. Mais rien n&apos;interdit de le faire à sa place, en s&apos;emparant de ses idées. L&apos;un des principaux mérites de la « théorie mimétique;» dont il a posé les bases est d&apos;aider à prendre conscience du fait que la violence n&apos;est pas une anomalie, une pathologie accidentelle des relations humaines que l&apos;on pourrait expliquer et combattre en isolant et éradiquant ses causes sociales et psychopathologiques – frustrations causées par les inégalités, déficits de socialisation, perte de sens moral ou actions d&apos;individus particulièrement pervers. L&apos;approche mimétique conduit à un renversement de perspective : elle oblige à reconnaître l&apos;instabilité fondamentale des relations humaines - le fait que nous sommes tous, dans certaines circonstances, à risque de devenir persécuteurs, complices, ou bien-sûr victimes de la violence collective. Elle met en évidence, le fait que notre dépendance psychique à autrui structure en profondeur nos désirs et nos affects. Cet autrui étant toujours susceptible de devenir pour nous un modèle (celui dont nous imitons les désirs), un obstacle (celui qui s&apos;oppose à la réalisation de ces désirs) ou un rival à abattre ou dominer. De là résulte, au sein des groupes humains sans structure répressive ou symbolique forte, un chaos relationnel et émotionnel qui peut à tout moment cristalliser en violence physique, psychologique ou symbolique. En résumé : la violence n&apos;est pas seulement un problème qui existe en dehors de nous et auquel nous sommes parfois injustement confrontés, mais une réalité constitutive de la vie sociale dont nous sommes toujours plus ou moins partie prenante dès lors que nous sommes membres d&apos;un collectif, quel qu&apos;il soit.</p>    <p>On comprend mieux à partir de là comment s&apos;agencent et se complètent les différents moyens ordinairement mis en œuvre par les collectifs de toute nature pour gérer et contrôler leur propre violence. Ces moyens peuvent être vertueux ou franchement pathologiques, relever d&apos;une dynamique mimétique spontanée ou de dispositifs sociaux de contrôle ou d&apos;endiguement. Du côté des pratiques habituellement vertueuses de « métabolisation;» des rivalités, on peut citer le sport, le jeu, toutes les activités génératrices de saine émulation et de coopération. Du côté du pathologique, on a soit la polarisation interne de la violence sur un souffre-douleur ou « bouc émissaire;» (typiquement, le harcèlement), soit l&apos;externalisation dans la violence entre bandes (tous unis contre...), entre groupes sociaux ou contre les symboles de l&apos;ordre social (y compris la police...), sans oublier la guerre.</p>    <p>Les ressorts fondamentaux de cette mécanique sociale de la violence sont plutôt faciles à comprendre. Acquérir un minimum de culture et d&apos; « éléments de langage » à ce sujet ne serait déjà pas si mal. On peut en attendre une meilleurs capacité à repérer dans la vie de tous les jours la figure du bouc émissaire derrière celle de l&apos;individu harcelé, le souffre-douleur dont tout groupe a plus ou moins besoin pour se sentir exister pleinement. On peut en attendre aussi, pour les adultes, une conscience plus aiguisée du rôle de la contagion émotionnelle, du ressentiment, des pulsions vengeresses et de la facilité avec laquelle ces sentiments inévitables peuvent être instrumentalisés par des leaders cyniques. Dans une perspective éducative, on peut toutefois être plus ambitieux et réfléchir à des techniques plus actives de conscientisation et de transformation des comportements.</p>    <p>Avant de voir quelles pratiques d&apos;éducation et de transformation sociale pourraient être imaginées dans cette perspective – principalement des mises en situation contrôlées permettant aux participants de s&apos;identifier aux différents « rôles;» qu&apos;il sont susceptibles de tenir dans une situation de violence, voici en résumé les principaux messages dont il faudrait faciliter l&apos;assimilation : </p>    <ol> <li>La rivalité est inhérente aux relations humaines, c&apos;est la conséquence de la nature mimétique de nos désirs et de nos émotions - nous avons tendance à désirer ce que possèdent ou désirent les autres, à vouloir « être comme eux;», à chercher à les dominer ou à avoir peur qu&apos;ils nous dominent d&apos;une manière ou d&apos;une autre.</li>    <li>La rivalité débouche souvent sur la violence, même si elle peut aussi s&apos;exprimer plus ou moins pacifiquement dans la compétition et l&apos;émulation (économique, sportive, scolaire, etc.)</li>    <li>La violence est toujours potentiellement « transitive;» et réciproque. Toute violence subie et ressentie appelle une réponse. Celle-ci peut être une rétorsion directe ou une vengeance différée, mais elle peut aussi consister à reporter la violence sur un tiers étranger au conflit. </li>    <li>La violence est contagieuse. Le spectacle de la violence nous affecte et nous sommes toujours spontanément tentés de nous identifier à l&apos;un ou l&apos;autre camp (afin d&apos;être unis contre...).</li>    <li>La violence latente au sein d&apos;un groupe tend spontanément vers la polarisation. L&apos;animosité diffuse « coagule;» et se porte vers un individu particulier, un souffre-douleur ou « bouc émissaire;» : généralement une personne « différente;», par son aspect physique, son orientation sexuelle, ses difficultés relationnelles, etc. Décharger sa violence sur un « mouton noir;» ou sur un ennemi extérieur permet au groupe de conforter son unité en toute bonne conscience.</li>    <li>La violence a le pouvoir de susciter sa propre « mise en récit;». Pour René Girard, c&apos;est l&apos;essence des mythes d&apos;origine. Tout groupe a besoin d&apos;un récit fédérateur dans lequel la violence légitimée et la « conscience victimaire;» (la conviction d&apos;appartenir à un collectif qui a été victime de violence ou menacé de l&apos;être) occupent toujours une grande place.</li>    <li>L&apos;unanimité persécutrice peut facilement s&apos;inverser en compassion unanime à l&apos;égard d&apos;une victime. La contagion émotionnelle joue aussi bien en faveur de l&apos;unanimité compassionnelle que de la violence. On passe d&apos;ailleurs facilement de l&apos;un à l&apos;autre. </li>    <li>Il est souvent possible, même pour un individu isolé, d&apos;agir concrètement pour désamorcer la violence (manifestation de solidarité à l&apos;égard du souffre-douleur, geste de réconciliation, appel au calme et à la raison...). Il suffit parfois d&apos;un geste ou d&apos;une parole pour enrayer une spirale persécutrice (« que celui qui n&apos;a pas pêché lui jette la première pierre... »). Cela suppose d&apos;être soi-même capable de décrypter la situation et de dominer ses propres passions. </li> </ol>    <p>Tout cela pourrait être largement développé et argumenté en s&apos;appuyant, notamment, sur les avancées récentes de la neuropsychologie – les « neurones miroirs;». Mais aussi en faisant appel à la littérature, roman et théâtre. Les grands auteurs ont souvent décrit les passions humaines dans des termes qu&apos;éclaire très pédagogiquement la théorie mimétique (rivalités, contagion, escalade catastrophique de la violence, aveuglement auto-destructeur...cf les tragiques grecs, les grands romanciers et Shakespeare...). On peut aussi penser au cinéma, et plus largement aux documents audiovisuels (actualités, etc.).</p>    <p>L&apos;approche théorique, toutefois, suffit rarement pour transformer en profondeur les comportements. Pour susciter des prises de conscience et des transformations de comportement plus profondes, c&apos;est vers les techniques de la dynamique de groupe qu&apos;il faudrait se tourner. Il s&apos;agit d&apos;un vaste domaine de recherches et de pratiques d&apos;intervention, largement mobilisé à des fins de management d&apos;entreprise depuis la seconde guerre mondiale. Les techniques développées dans ce cadre – groupes d&apos;observation, jeux de rôles, etc. - pourraient sans difficulté être utilisées à des fins d&apos;auto-analyse des phénomènes mimétiques et de la violence au sein d&apos;un groupe. Il « suffirait;» pour cela de former suffisamment d&apos;enseignants et d&apos;animateurs capables de « décrypter;» pour les participants les processus à l&apos; œuvre, à l&apos;aide d&apos;une grille d&apos;analyse inspirée de la théorie mimétique (sans exclure d&apos;autres apports).</p>    <hr class="wp-block-separator" />    <p><br /></p>         
 
  <h3>Notes</h3>
    <p>[1] Voir mon livre Violence des dieux, violence de l&apos;homme. René Girard notre contemporain (Seuil 2023)</p>        
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
    <div class="BAZ_fiche_info">
      
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            <span>Voir la fiche</span>
          </a>
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    </div>
  </div>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>De retour de l’Université d’Utopia : se relier manifestement ! (Episode 1)</title>
        <link><![CDATA[https://eccap.fr/?DeRetourDeLuniversiteDutopiaSeRelier]]></link>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>01/11/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">De retour de l’Université d’Utopia : se relier manifestement ! (Episode 1) </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?CardonaPierreAlain2/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
					</ul>
	</div>

<div class="meta-info">  
     
        
                         <span class=" cadre thema enchanter_nos_mondes">
                       <a href=?enchanter-nos-mondes>Enchanter nos mondes </a>
                     </span>
               
    </div>


 



<div class="article">
    <br /><p><i><b>Cet article est le premier épisode d’une longue série qui va documenter les moments grands et petits, les petites choses captées, les regards croisés de 4 journées riches en rencontres et au service d’une dynamique de confluence où l’équipe de l’Eccap en Commun a été motrices et facilitatrices.</b></i></p>    <p>Du 26 au 29 octobre à Sète, la seconde Université du mouvement Utopia coconstruite avec le mouvement des convivialistes et l’Archipel des confluences a rassemblé plus de 300 personnes.</p>    <p>Sur le thème, des colères à l’émancipation, nous avons pu croiser de nombreux acteurs et questionner les conditions des alliances à construire. En effet, le constat partagé a été conforté par des regards experts sur les enjeux climatiques, et ses premiers dérèglements.</p>    <p>La première journée a permis de reprendre le fil de nos actions…</p>    <p>Celles d’Utopia autour du livre collectif : « culture de la paix, idées reçues et propositions;» comme celles de l’Archipel des Confluences après une première année de tissages.</p>    <p>Le premier croisement doit-il se faire à partir des Manifestes, celui d’Utopia vient de paraître dans sa 3ème édition et après le second manifeste convivialiste, un prochain est en préparation. Après des échanges, il a été convenu que nous devions conserver « l’identité racine;» de chaque mouvement mais développer des formes de diffusion plus accessible. La Maison d’édition d’Utopia produira sur le modèle des « tracts Gallimard;» des petites productions permettant de porter ensemble des analyses et propositions.</p>    <p>L’enjeu est bien de produire une dynamique collective. Mais qu&apos;est ce qui nous met en mouvement ensemble ? Sur cette question, il a été convenu que les écrits, livres et manifestes ne suffisent plus. Comment mobiliser les émotions pour avancer ? Ce sujet a permis de questionner les enjeux des rencontres, qui seules, peuvent créer ces liens et relations de confiance.</p>    <p>Notre approche longtemps trop intellectuelle ne mobilise que la raison. Il faut savoir aussi dépasser le discours raisonnable, entrer en résonance comme l’exprime si bien Harmut Rosa.</p>    <p>« Ce qui est intéressant, c’est de construire nos désaccords d&apos;abord entre nous;». Dans la même démarche, le question des conflits n&apos;est pas travaillée et notamment les points aveugles.</p>    <p>Assumer nos désaccords est aussi un préalable à notre capacité de se relier et de tisser des liens de confiance entre nous.</p>    <h3><a>Se relier, d&apos;abord, manifestement !</a></h3>    <p>La première étape a été de revenir vers l’ensemble des initiatives qui favorisent ces liens et qui nourrissent aujourd’hui les Confluences. Il est important de partir de ce qui existe déjà et qu’il faut renforcer. Nous avons pu ainsi revenir sur les retours d’expériences autour <a>Terra</a>, la pirogue initiée au sein des confluences, le projet du <a>Transiscope</a><a href="#_ftn1">[1]</a> qui va se déployer bientôt dans une version 2 avec des agendas partagés, le Collectif de la transition citoyenne<a href="#_ftn2">[2]</a> (CTC) qui est la plateforme la plus utile au tissage de plus d’une trentaine d’organisations. Nous avons partagé aussi l’actualité de l’Eccap en Communs et Julie Chabaud a pu partager l’expérience du labo furtif<a href="#_ftn3">[3]</a> comme Marin Maufrais, le projet des arbres de l’imaginaire<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>    <p>Se relier passe par nous renforcer en s’appuyant sur nos espaces et actions. Mais se relier passe aussi par s’ouvrir et ne pas hésiter à aller vers celles et ceux qui ne pensent ou n&apos;agissent pas comme nous.</p>    <p>Aller vers des personnes pour coconstruire nos savoirs partagés.</p>    <p>Pour cela, nous devons favoriser les espaces où les expériences s’expriment et se croisent. Ces savoirs chauds sont aussi des analyses et pas uniquement des témoignages que l’on pourrait retenir comme n’étant pas « légitimes » au regard d’un savoir scientifique surplombant.</p>    <p>C’est autour de cet enjeu de la coproduction des savoirs et du lien à tisser entre sciences et société qu’une des deux séances du vendredi après-midi s’est organisée. Autour du dernier livre de Jean-Louis Laville « la fabrique de l’émancipation », nous avons pu démontrer que la praxis est tout aussi importante que le savoir académique. Cette praxis contribue à la transformation de la société à partir de ce qu’elle est, la réalité qui se vit dans l’instant à la condition d’ouvrir des espaces réflexifs pour coproduire ces retours d’expériences. Ils deviennent alors des savoirs et leur expression nous rendent puissants !</p>    <p>L’expression de nos fabriques de l&apos;émancipation croisant économie solidaire et écologie sociale tant dans nos villages que dans les quartiers populaires de nos villes.</p>    <h3>A partir de nos histoires</h3>    <p>En partant de l’associationnisme et des premiers collectifs auto-organisés au milieu du XIXème siècle, Jean-Louis Laville a rappelé la puissance du collectif et des luttes, puis Patrick Farbiaz a évoqué des grands moments de cette histoire oubliée et des premières luttes écologiques croisant habitants et travailleurs, ouvriers ou paysans, en Espagne ou à Détroit, au Brésil ou en Afrique. Malheureusement, il n’y a eu que peu de traduction politique malgré l’existence de nombreuses confédérations paysannes partout dans le monde. En France, le mouvement des gilets jaunes a permis d’imaginer de nouvelles alliances à partir des pratiques et des premiers besoins vitaux : des logement décents, de l&apos;eau potable, des transports contraints dans la ruralité et des enjeux de précarité énergétique partout. L’entraide et le droit à une vie bonne et digne sont devenus des pratiques et des expressions collectives. Le RIC est la continuité de cette réalité comme un nouveau droit à décider par nous-mêmes : face au mépris des classes dominantes, il y a l’expression d’un respect et d’une dignité, comme le préalable à tout espace de délibération collective.</p>    <p>Fathi Bouaroua, qui contribue au projet de l’Après-M<a href="#_ftn5">[5]</a> à Marseille, a partagé aussi son expérience depuis ces premiers engagements sur les questions du mal logement. Il a contribué à la création de la Fondation Abbé Pierre et de nombreuses associations d’entraide à Marseille, mais aujourd’hui, avec le projet de l’Après-M, il croise les enjeux historiques de l’économie solidaire comme elle a pu se produire à ses origines. A partir d’un espace de travail et de luttes sur leurs conditions de travail au sein du MacDo de Saint Marthe, avec une intervention importante de la puissance publique dès l’origine avec la zone Franche, les salariés ont pu conquérir des droits et ont gagné aussi leur réputation de leurs collègues (CDI pour tous, 13ème mois, le retour en taxi après minuit…). Aujourd’hui, ce LIEU (lieu d&apos;initiatives et d&apos;entraide urbaine) est devenu une plateforme alimentaire permettant à près de 100 000 habitants de manger lors du Covid.</p>    <p>La lutte de Kamel Guemari et de ses collègues, par leur occupation avec les habitants a permis de renforcer ce lien entre eux, avec leurs voisins, et d’entrer en résonance avec d’autres combats menés à Marseille et ailleurs. La personnalité de Kamel comme de Fathi ont permis aussi une incarnation du mouvement qu’ils ont su habilement organiser. Aujourd’hui, il existe une réelle volonté de transformation sociale par la création d&apos;une SCIC croisant un restaurant, la distribution de colis, une entreprise d&apos;insertion et deux entités porteuses : une association la part du peuple et une société civique immobilière (SCI) pour bénéficier d’un auto-financement et d’une ressources publique et de donations.</p>    <p>Leur objectif est de consolider le projet qui donnera une cohérence au site et une perspective politique : le projet de VIE, village des initiatives d&apos;entraide. Le frein demeure aujourd’hui son modèle économique : comment inventer notre modèle à partir d&apos;une organisation de MacDo qui avait le soutien de fonds publics en investissement sur les travaux et la zone franche pour l’aide au contrat. Aujourd’hui, avec le contournement par la L2 en plus, le modèle économique ne fonctionne pas. Il est à coconstruire avec les institutions.</p>    <p><a></a><a>Des histoires ancrées et incarnées</a></p>    <p>Après ces deux parcours où l’histoire des luttes a été ancrée et incarnée, Assia Zouane et Magida Bel Abbès ont pu partager leur engagement plus récent. Assia à Noailles, quartier populaire de Marseille, venant du Maroc, de Rennes, et des collines du Var et Magida à Encagnane, quartier populaire d’Aix, venant d’Algérie puis de Gap dans les Alpes.</p>    <p>Toutes deux ont incarnée aussi par leur pratique les liens entre l’écologie populaire et les enjeux sociaux où la question des inégalités est une réalité quotidienne.</p>    <p>Chacune a choisi un chemin, Assia avec des mamans d’une école en créant l’Université populaire des parents et Magida en ouvrant des espaces d’expression avec le Théâtre Forum aux habitants et notamment aux jeunes du quartier. Ces expériences d’auto-organisation permettent de questionner le regard des institutions sur les parents et les jeunes, et inversement bien sûr.</p>    <p>Et pour l’ensemble des participants de cet après-midi, la richesse et la diversité de ces expériences partagées ont permis de rendre visible une puissance d’agir, une énergie et une dynamique qui nous engage à tisser et à se renforcer.</p>    <p>A bientôt au prochain épisode avec Samir Akacha, jeune activiste et globe trotter, un micro et une caméra en main;!</p>    <p>Pierre-Alain CARDONA</p><hr class="wp-block-separator" /><br />        
 
  <h3>Notes</h3>
    <p>[1] https://transiscope.org/<br /><br />[2] https://transition-citoyenne.org/<br /><br />[3] https://labofurtif.xyz/?PagePrincipale<br /><br />[4] https://larbredesimaginaires.fr/<br /><br />[5] https://www.apresm.org/</p>        
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
    <div class="BAZ_fiche_info">
      
      <div class="BAZ_actions_fiche">
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    </div>
  </div>
]]></description>
        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Des acteurs de la société civique questionnent leur place « en Politique »  !</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>01/04/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Des acteurs de la société civique questionnent leur place « en Politique »  ! </h1>
<div class="auteur"><ul>
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
					</ul>
	</div>

<div class="meta-info">  
     
        
                         <span class=" cadre thema politiser_la_technique_et_nos_pratiques">
                       <a href=?politiser-la-technique-et-nos-pratiques>Politiser la technique et nos pratiques </a>
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    </div>


 



<div class="article">
    <p>Derrière ce titre destiné à attirer votre attention, il y a une question qui traverse l’ensemble des organisations de la société civique: Quelle influence avons-nous réellement dans les orientations politiques de nos institutions et comment pouvons nous inscrire dans la durée des expériences nombreuses et utiles qui peuvent être diffusées, et faire levier?</p>    <p>Jusqu’à maintenant, la posture la plus courante a été le plaidoyer. Terme issu des ONG, il est diffusé largement dans le champ des organisations aujourd’hui et il regroupe toutes les formes d’influence sur les pouvoirs publics, du plus discret auprès des cabinets ministériels ou au Parlement au plus visible dans l’espace médiatique ou dans l’espace public. Aujourd’hui, la position du gouvernement est claire : il ne reconnaît pas les corps intermédiaires dans leur capacité de coconstruire des politiques publiques ou d’en être à l’initiative. Les éléments de langage de nombreux élus et responsables expriment souvent l’inverse et c’est, en ce sens, une instrumentalisation qui ne trompe plus personne mais qui accentue l’épuisement et la défiance de nombreux acteurs dont les nouvelles générations.</p>    <p>Au sein du Collectif de la transition citoyenne<a href="#sdfootnote1sym">1</a> (CTC), qui rassemble 33 organisations, ce constat est partagé et la question a été posée à l’occasion d’une grande journée intitulée : Quelle stratégie des mouvements de la société civile pour porter politiquement une société juste et écologique ?</p>    <h3 class="wp-block-heading"><strong>Le CTC, c’est quoi?</strong></h3>    <p>Le Collectif pour une transition citoyenne (CTC) est un réseau de 33 organisations engagées pour une société plus écologique, sociale et démocratique, réunies autour d’un objectif : renforcer la transition citoyenne et promouvoir ses alternatives. Le CTC encourage les synergies entre acteurs afin d&apos;engager une transition systémique vers une société plus juste et durable. Pour cela, il soutient l&apos;engagement citoyen et l&apos;action collective à travers des projets de sensibilisation (Fête des Possibles), de plaidoyer citoyen auprès des élu·es locaux et nationaux (Pacte pour la Transition Municipale, Pacte pour la Transition Législative) et de convergence locale (Lieux de la Transition). Le CTC constitue également un espace d&apos;échange entre organisations membres pour se renforcer et de réflexion pour penser et diffuser les alternatives citoyennes auprès des institutions et du grand public.</p>    <p>C’est aujourd’hui le plus grand réseau associatif qui rassemble les plus grands acteurs de la transition et sous toutes ses formes (de la forme de militance la plus jeune et activiste à des acteurs plus institutionnels et en restant attentif à une dimension inter-générationnelle). C’est pourquoi, au sein de l’Archipel des Confluences, nous avons souhaité investir cet espace pour le consolider et renforcer sa mission d’animation des relations entre réseaux nationaux mais aussi leur déclinaison locale. C’est en ce sens que le projet Transiscope s’est rapproché du CTC.</p>    <h3 class="wp-block-heading"><strong>Retours sur la journée du 14 mars</strong></h3>    <p>Nos échanges depuis l’université d’Utopia résonne avec beaucoup d’acteurs sur leur place et leur rôle dans les prochaines années et notamment dans la perspective de 2026 et 2027. Le plaidoyer devenant de plus en plus compliqué, c’est le moment de questionner ses modes de faire et sa stratégie. C&apos;était tout l&apos;enjeu de la journée du 14 mars dernier.</p>    <p>Son objet a été posé dans le titre de la journée : Quelle stratégie des mouvements de la société civile pour porter politiquement une société juste et écologique ?</p>    <p>En invitant de nombreux acteurs, membres du CTC mais allant aussi bien au-delà, avec notamment le Pacte pour la Transition, Alternatives Territoriales, la Primaire Populaire, Fréquence Commune, Pacte du Pouvoir de Vivre, Tous Élus, Parties Prenantes, Démocratiser la Politique !, We Are Multitudes, On est Prêt, Terres de Luttes, Labo de l&apos;ESS, Démocratie Ouverte, Vox Public, L.A. Coalition, Changer De Cap, Attac, Collectif Nourrir, Le bruit qui court, Mouvement Utopia, Colibris, Mouvement pour une Économie Solidaire, Réseau Action Climat, Enercoop, et bien d&apos;autres...cette journée devenait ainsi un des rendez-vous que nous avions repéré le 27 janvier dernier comme une date importante de « rebonds;» sur laquelle nous avions investi de l’espoir pour une mobilisation politique plus consciente et en lien avec d’autres mouvements.</p>    <p>En effet, pour l’Archipel des confluences dans lequel l’Eccap est investie, elle s’inscrit dans une série de rendez-vous en 2024 qui pourrait dessiner ce que pourrait être une implication de la société civique dans les prochaines années sur les questions de coopérations pour renforcer nos alliances avec d’autres et principalement au niveau des territoires et questionner notre rôle en politique et non, dans la politique. Cette nuance doit clarifier le fait que nos organisations ne souhaitent pas s’engager en remplaçant les partis politiques durant les échéances électorales mais questionner notre place dans la stratégie et l’organisation d’un projet politique, de sa construction et de la mobilisation en appui d’une coalition de partis. Cette journée a permis d’avancer mais n’a pas pu déboucher sur des engagements et des prochains pas concrets.</p>    <p>C’est une étape qui a été riche d’interactions et de contributions.</p>    <p>Le matin, des retours d’expériences ont pu être partagés avec le témoignage de La Primaire populaire puis autour de 3 tables rondes :</p>    <ol> <li>Dialogue avec les élus et crise de la démocratie</li>    <li>Parité et inclusion : quel entre-soi dans nos organisations ?</li>    <li>Enjeux de mobilisation et impacts de nos récits.</li> </ol>    <p>Chaque débat a permis d’aborder des sujets divers et le compte rendu sera bientôt diffusé. Kevin Vacher a pu ainsi présenter le travail de recherche-action qu’il mène actuellement avec Démocratiser la politique sur les enjeux d’inclusion et de diversité. Il reste encore des freins à la représentation des quartiers populaires dans les partis mais aussi parmi les acteurs de la société civique.</p>    <p>L’après-midi, nous nous sommes retrouvés en atelier afin de creuser 6 sujets en atelier « en même temps;» :</p>    <ol> <li>Comment faire gagner nos idées : quel positionnement de notre écosystème par rapport aux temps forts électoraux, aux partis, à la prise de pouvoir ?</li>    <li>Quelle parité sociale et inclusivité dans nos organisations et dans nos actions ?</li>    <li>Comment organiser et faire vivre une démocratie permanente ?</li>    <li>Face à l&apos;extrême droite et la montée des discours réactionnaires : quel positionnement, quels récits, quelle stratégie ?</li>    <li>Les réseaux d&apos;organisations et leur rôle dans le plaidoyer institutionnel : combien, pourquoi, pour qui ?</li>    <li>Comment agir dans un contexte de criminalisation et d&apos;attaques contre le mouvement associatif et militant ?</li> </ol>    <p>Sur l’atelier pour une démocratie permanente, nous avons pu partager de nombreuses expériences mais aussi des désaccords. Le plus important a été sur la nature de notre démocratie : doit-elle rester représentative et institutionnelle car « les gens ne veulent pas participer;» ou bien les formes de leur contribution doivent-elles être revues;?</p>    <p>Il y a là une alerte sur l’amorce d’un fatalisme voir d’un cynisme. Et c’est ce qui m’a le plus marqué au-delà des formes d’animation qui ont fait la part belle aux méthodes et techniques en ayant bien trop d’ambition sur le nombre des thématiques et d’intervenants. Ce fut riche mais les interactions moindres sauf bien sûr l’après-midi en atelier.</p>    <p>Mais de ces échanges, il est resté de nombreuses contributions de plus de 70 personnes présentes mais cela n’a pu se terminer par une synthèse et une restitution afin de dégager des prochains pas. C’est pourquoi, les prochains rendez vous seront importants pour poursuivre la dynamique de rebonds, le suivant s&apos;est tenu les 29 et 30 mars à Marseille autour du Transiscope et de la nécessité de le développer pour être au service de ces alliances.</p><p>Pierre-Alain CARDONA</p>        
 
  <h3>Notes</h3>
    <p><br /><br />1 https://transition-citoyenne.org/</p>        
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
    <div class="BAZ_fiche_info">
      
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            <span>Voir la fiche</span>
          </a>
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    </div>
  </div>
]]></description>
        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>« C’est quoi la vie ?» à la lumière des sciences modernes</title>
        <link><![CDATA[https://eccap.fr/?CestQuoiLaVieALaLumiereDesScience]]></link>
        <guid><![CDATA[https://eccap.fr/?CestQuoiLaVieALaLumiereDesScience]]></guid>
        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>15/11/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">« C’est quoi la vie ?» à la lumière des sciences modernes </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?PerrinJacques/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Perrin Jacques">Perrin Jacques</a></li>
					</ul>
	</div>

<div class="meta-info">  
    </div>


 



<div class="article">
    <p>Dans l’article <a href="https://www.eccap.fr/article/du-sentiment-de-peur-au-desir-de-vivre">Du sentiment de peur au désir de vivre</a>, on concluait, à la lumière de Spinoza, que pour sortir de nos peurs (du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité, de la montée des discours haineux et des conflits armés, de la croissance des inégalités, des différentes formes de déclassement social,…), pour modifier en profondeur nos modes de vie, pour sortir de nos enfermements économique, culturel et politique, il nous fallait réanimer notre désir de vivre. On rappelait aussi que le désir de vivre, comme tout désir, mobilise la totalité de notre être (esprit et corps), c’est à dire nos capacités à la fois de raisonner et d’être en résonance par nos cinq sens avec nos milieux de vie matériel et immatériel (symbolique, imaginaire, culturel, spirituel, …). Plus fondamentalement, pour réanimer notre désir de vivre, il nous faut changer nos visions du monde et notre manière d’être au monde<a href="#9c79bf45-24ae-4bb3-9076-3cad6f9a5c8a">1</a>. Par rapport à cette quête existentielle, il est judicieux de remarquer que dans plusieurs disciplines scientifiques (biologie, astrophysique, neurosciences, anthropologie, éthologie,…) de nouveaux courants de pensée permettent d’apporter de nouvelles réponses au questionnement « c’est quoi vivre ? »<a href="#82a635fd-8a49-4771-accc-09c4906733e1">2</a>. Ces nouvelles connaissances scientifiques nous offrent l’opportunité d’imaginer d’autres manières d’être au monde, d’être en résonance et de vibrer d’une manière plus intense avec nos différents milieux de vie, c’est-à-dire de réanimer notre désir de vivre.</p>    <h3><strong>L’Univers est à l’intérieur de nous</strong></h3>    <p>Éveiller nos consciences à la magie de l’univers, c’est l’objectif que plusieurs astrophysiciens se sont donnés. On se souvient de la proposition d’Hubert Reeves : « nous sommes tous de la poussière d’étoiles ». Pour Trinh Xuan Thuan, « la cosmologie moderne a réenchanté le monde, en redécouvrant l’ancienne alliance entre l’homme et le cosmos ». Nos atomes d’hydrogène ont été fabriqués en moins de trois minutes, lors du big bang initial qui a eu lieu il y a 13,5 milliards d’années. Tous les autres atomes qui composent le corps humain, tels l’oxygène, le carbone, le calcium, le magnésium, etc.,  sont nés, soit de la fusion nucléaire au cœur des étoiles, soit dans les supernovae, explosions géantes résultant de la mort des étoiles massives . « Ainsi, les étoiles sont nos lointains ancêtres et nous partageons tous la même généalogie cosmique. Nous sommes les frères des lions de savane et les cousins des coquelicots des champs »<a href="#3a1dc765-4a56-44cd-b225-11e736f6aa7d">3</a>.</p>    <h4><strong>L’histoire de la vie est à l’intérieur de nous</strong></h4>    <p>Jean François Dortier, fondateur de la revue Sciences Humaines et de la revue Humanologue, en mobilisant les connaissances de l’astrophysique et de la biologie nous rappelle que : « Notre corps est composé de 65% d’eau. Cette eau vient des rivières, des lacs, des océans. Mais toute l’eau sur terre s’est formée aussi dans l’espace. Au fil du temps, c’est une pluie de météorites glacées qui ont formé les océans et les mers »<a href="#92a27ddf-37d9-4796-8800-1c1947bbcca1">4</a>. Et de rajouter : « La vie est née dans l’océan. Et pendant trois milliards d’années, elle y est restée. Puis les premiers organismes (des bactéries), des plantes, puis des animaux sont sortis des mers et ont colonisé la Terre. Nous autres, animaux terrestres, croyons avoir quitté notre océan primordial il y a bien longtemps. C’est faux. Nous restons des animaux marins. A la seule différence que nous transportons l’océan en nous ».</p>    <h4><strong>La symbiose, principal processus d’innovation du monde vivant</strong></h4>    <p>Dans son livre Jamais seul, ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations, le biologiste Marc André Selosse nous invite à découvrir que les symbioses microbiennes - qui ont émergé tardivement dans la biologie moderne- «envahissent aujourd’hui notre vision du vivant;». Cet ouvrage décrit comment les animaux (et donc les humains), mais aussi les plantes, sont intimement construits par les micro-organismes (des bactéries, des micro-champignons, des levures) qui les habitent, et les aident à accomplir des fonctions variées et souvent vitales.</p>    <p>La symbiose au sens large, c’est-à-dire vivre ensemble, est le principal processus d’innovation dans le monde vivant. Par exemple, la formation des cellules des plantes et des animaux (et donc les nôtres) qui constitue « une découverte majeure de la biologie moderne;», est le résultat d’un processus de symbiose entre plusieurs bactéries qui sont devenues à l’intérieur de nos cellules des composants vitaux pour la respiration et la photosynthèse.</p>    <h3><strong>Vivre, c’est inter-agir avec son milieu</strong></h3>    <p>S’appuyant sur les connaissances de la biologie et des neurosciences, le philosophe et anthropologue François Flahaut<a href="#d2797cd5-c23a-4e4f-b17a-a6991c15711d">5</a> propose de considérer l’écologie, comme une avancée scientifique qui consiste à penser le vivant avec ce qui le fait vivre, à penser l’organisme et  son biotope. Et de préciser : « Nous voyons bien que nous dépendons de la nourriture que nous mangeons, de l’air que nous respirons, l’alternance du jour et de la nuit : l’écologie physique  il nous est cependant plus difficile de prendre conscience de l’écologie psychique dont nous dépendons. Pour passer de l’ontologie substantialiste<a href="#0e0dd259-6ddf-4186-aba0-b84a5c1e7358">6</a> à une ontologie relationnelle, il nous faut intégrer et assumer le fait que nous dépendons de toutes sortes d’aléas qui ne dépendent pas de nous. On croyait pouvoir maîtriser et voilà qu’il nous « faut faire avec »<a href="#706bd841-d62e-46dd-ad03-d7f5aa2a29b5">7</a>. L’homme, en son activité psychique, est lui aussi soumis à la propension à vivre qui anime tous les vivants et aux contraintes de son environnement : « notre je est le fruit d’une symbiose complexe entre biologie, société et culture ». Il est urgent d’abandonner notre conception occidentale de l’individu :  un être autonome, auto-existant, indépendant. En concevant le sujet humain comme un être relationnel, qui déploie son désir d’exister en étant affecté par ce qui l’entoure. F. Flahault nous propose « une image nouvelle de ce que nous sommes ».</p>    <p>La science moderne, la science en train de se faire, qui relève principalement de la raison, nous offre l’opportunité de construire de nouveaux imaginaires, de nouvelles images de ce que nous sommes, et de pouvoir ainsi augmenter notre capacité d’entrer en résonance avec nos différents milieux de vie. On rejoint ainsi par la science une caractéristique universelle des êtres humains que d’autres civilisations ont expérimenté par intuition, à partir de leurs relations symbiotiques avec le tout existant. Selon le philosophe camerounais Achille Mbembé « dans les systèmes africains de pensée, le propre du vivant était son indétermination, c’est-à-dire sa capacité de prolifération, de métamorphose permanente et de résonance avec tout l’existant ou encore les forces du cosmos »<a href="#df188da1-6581-4e6f-97a2-434501c68603">8</a>. Dans son livre, Devenir vivants, la philosophe Kodjo-Grandvaux nous avertit qu’il ne suffit pas de se représenter le monde, encore faut-il l’éprouver pour le connaître. « L’individu moderne rationnel, doit réapprendre à laisser parler son corps et ne plus être uniquement dans un rapport d’extériorité aux choses pour renouer avec l’émotion et l’intuition, cette intelligence qui comprend le monde ». Et de préciser, étymologiquement comprendre c’est « saisir ensemble », c’est en d’autres termes être en relation symbiotique, en résonance avec le tout existant.</p>    <hr class="wp-block-separator" />      <p></p>         
 
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
    <div class="BAZ_fiche_info">
      
      <div class="BAZ_actions_fiche">
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            <span>Voir la fiche</span>
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    </div>
  </div>
]]></description>
        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Des confluences en mouvement, catalyser vers des mesures basculantes ?</title>
        <link><![CDATA[https://eccap.fr/?DesConfluencesEnMouvementCatalyserVersDe]]></link>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
      <description><![CDATA[<div class="BAZ_cadre_fiche id6">
    
  





<h4>02/02/2024</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Des confluences en mouvement, catalyser vers des mesures basculantes ? </h1>
<div class="auteur"><ul>
							<li><a href="https://eccap.fr/?CardonaPierreAlain2/iframe"
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		 	title="Voir la fiche Cardona Pierre-Alain">Cardona Pierre-Alain</a></li>
					</ul>
	</div>

<div class="meta-info">  
     
        
                         <span class=" cadre thema politiser_la_technique_et_nos_pratiques">
                       <a href=?politiser-la-technique-et-nos-pratiques>Politiser la technique et nos pratiques </a>
                     </span>
               
    </div>


 



<div class="article">
    L&apos;archipel des Confluences s&apos;est réuni ce samedi 27 janvier au siège de la Fondation Charles Leopold Mayer à Paris pour consolider les liens entre tisserands et organisations de la société civique. La journée a rassemblé plus d&apos;une cinquantaine de personnes autant en visio qu&apos;en présentiel.<p>Elle a commencé par un moment en petit groupe de 4 afin que nous prenions le temps de l&apos;accueil et de l’interconnaissance. En effet, nous voulions ne pas lancer un tour de table qui aurait pris la matinée tout en restant attentif à la qualité de l’accueil. Accueillir est une marque de respect pour les personnes que l&apos;on invite.</p>    <p>Afin de poursuivre dans cette même posture accueillante, une partie de l&apos;équipe qui anime l&apos;archipel des confluences depuis un peu plus d&apos;un an a présenté l&apos;intention que nous portions à plusieurs voix démontrant ainsi la diversité de nos parcours mais aussi la lucidité sur nos ambitions. </p>    <h3 class="wp-block-heading">Un projet mégalodeste : comment construire une campagne qui dit Non au défaitisme ?</h3>    <p>A partir du texte d&apos;Edgar Morin en préface du dernier Manifeste d&apos;Utopia et de son titre, Résister et créer, nous pouvons être dans une ambivalence. Doit-on résister puis créer ou créer puis résister ?</p>    <p>A l&apos;Horizon de 2026 et 2027, nous rencontrons deux postures, de nombreuses personnes se préparent déjà à la victoire d&apos;une coalition droite-extrême droite et à mener une résistance. D&apos;autres affirment que cette période historique peut nous donner l&apos;occasion de créer une nouvelle forme de mobilisation qui questionne les rôles et les places des acteurs de la démocratie.</p>    <p>Au sein de l&apos;Archipel, nous avons choisi de se donner les moyens d&apos;explorer ses formes, et les réseaux qui existent et foisonnent en France dans les marges de notre démocratie malade. Après l&apos;exploration, il y a la nécessité de relier, de tisser, ce sont les tisserands que nous repérons et sont nombreux mais souvent isolés dans leur territoire ou leur silo thématique. Isolés car ne mobilisons pas suffisamment leurs réseaux dans la nécessité de ces relations. C&apos;est pourquoi, en 2024, au sein des confluences, nous nous fixons une priorité : explorer, tisser mais surtout catalyser<a href="#_ftn1">[1]</a>, «c&apos;est-à-dire contribuer à accélérer des évolutions qui nous paraissent positives ou à réorienter d’autres qui nous paraissent insuffisantes ou moins souhaitables;» En effet, la posture du catalyseur, permet de repérer les conditions de faire levier de transformation. Cette dimension plus stratégique a été l&apos;objet de nos échanges durant cette journée.</p>    <h3 class="wp-block-heading">Rendre visible nos prochains rendez-vous ne suffit pas</h3>    <p>Lors du travail par petits groupes, deux dimensions se sont dégagées.</p>    <p>La première autour d&apos;Alain Caillé et d&apos;Antoine Valabrègue, ce groupe a proposé de lancer un grand mouvement de mobilisation citoyenne. Leur ambition est de reconstruire un projet de société avec les citoyens<a>.</a></p>    <p>La seconde a été de consolider la dynamique de tissage en repérant des événements durant l’année 2024 qui permettent des rencontres. Et la place des tisserands, durant ces rencontres, doit permettre les liens et les rebonds entre ces différentes.</p>    <p>Comment articuler ces deux dimensions;?</p>    <p>Le premier atelier veut aller vite. Ils ont proposé un plan d&apos;actions en plusieurs étapes. En février : formaliser et rédiger le projet sur la base d&apos;un appel à contribution citoyenne puis contacter des réseaux. En mars, mobiliser des personnalités publiques qui soutiennent la démarche et constituer une équipe opérationnelle avec un réseau de soutien. Au second trimestre, créer un site web et développer des contacts internationaux.</p>    <p>Quels sont les moyens d&apos;animation de cette initiative;? Alain Caillé le premier a évoqué la nécessité d&apos;avoir 2 à 3 personnes qui en font leur affaire. L&apos;appel est lancé et la question des moyens est un des premiers sujets pour les prochaines rencontres. Cette proposition a une dimension plus opérationnelle et met en mouvement une dynamique. Le seul fait d’inscrire des dates sur un calendrier ne fait pas récit, ni ne précise quels sont nos communs.</p>    <p>Le chemin peut se dessiner mais pour mobiliser, il faut donner quelques signaux plus clairs d’un projet politique de transformation. C’est sur ce point que cette proposition s’articule avec nécessité avec la stratégie initiale des confluences autour des explorateurs, tisserands et catalyseurs.</p>    <p>C’est en ce sens que la première dimension du « mouvement;» peut s’articuler avec la seconde dimension de la reliance et de la catalyse. L’un peut vite s’épuiser et s’isoler quand l’autre peut relier sans catalyser, sans transformer, sans mettre en mouvement.</p>    <h3 class="wp-block-heading">Des enjeux communs et la nécessité de mobiliser toutes les énergies sur des mesures basculantes ?</h3>    <p>Ainsi, nous pourrions imaginer que cette articulation entre la dynamique des tisserands et l’ambition de mobiliser le plus grand nombre passe par des mesures basculantes. Est-ce que le fait de mettre en débat ces mesures sont susceptibles de mobiliser et de catalyser des dynamiques locales et nationales. La condition serait qu’elles soient en nombre très réduites afin d’éviter des « listes à la Prévert;» et très ambitieuses tout en étant iconoclastes.</p>    <p>Le prochain rendez-vous est fixé le 14 mars pour une rencontre du Collectif de la transition citoyenne. Le thème est un rebond à notre rencontre, il porte sur la place des citoyen·nes et des organisations de la société civile dans les temps forts électoraux. A cette occasion, nous attendons des dizaines de participants, investis dans des actions locales et réseaux nationaux, une majorité questionne la nécessité de retrouver une autre place dans notre démocratie. Le plaidoyer ne suffit plus. Quelles formes sont à inventer pour que notre démocratie puisse vivre sur d’autres rythmes que celui des élections;?</p>    <p>Après le 14 mars, nous nous retrouverons à Marseille le 29 et 30 mars afin de creuser les enjeux de la cartographie, outils au service de la reconnaissance avec le soutien de <a href="https://transiscope.org/">transiscope</a>.</p>    <p>Ainsi, l’archipel des confluences a décidé de « hacker » avec bienveillance les événements de nos alliés et les inviter/inciter/inspirer à sortir de leur couloir de nage, faire ce que tout le monde dit;! « Sortir de nous-même pour aller à la rencontre de l’autre;», cet Autre porte des convictions et des expériences qui ne sont pas exactement ce que je porte : est-ce un problème ou une chance;?</p>    <p>Deux enjeux s’ouvrent à nous : faire apparaître les fils entre nous donne de l&apos;énergie et de la force à l&apos;ensemble des personnes et des organisations mais se donner des temps pour partager nos retours de ces rencontres est tout aussi indispensable.</p>    <p>Au-delà d&apos;un calendrier de rencontres dans lesquelles nous allons utiliser la stratégie du coucou, il nous faut poursuivre l&apos;organisation de temps pour partager ce que l&apos;on ramène de ces moments et en quoi, étape après étape, rencontre après rencontre, cela tisse un projet, un récit commun.</p>    <p>Sortir de nos cercles très typés principalement blancs et âgés, intellectuels diront certains, pleins d&apos;expériences et de relations à partager diront d&apos;autres, est d’abord un impératif. Nous savons que nous n’en avons pas les moyens seuls. Cette nécessité nous engage donc à devoir tisser des alliances et surtout à les favoriser. S’allier, ce n’est ni rejoindre, ni phagocyter, ni fusionner. Mais tisser le lien ne suffit plus, la catalyse suppose aussi de débattre et de se mettre d’accord sur des enjeux de fonds, des mesures basculantes. Est-ce suffisant;? C’est peu probable mais nous allons expérimenter si cette proposition résonne avec d’autres acteurs et personnes investies.</p>    <p>Sur le prochain article, je reviendrai sur la seconde partie de cette journée du 27 janvier autour des retours d’expériences de la Primaire populaire, du labo des partis et de la fabrique de la transition.</p>    <hr class="wp-block-separator" />    <p><br /></p>         
 
  <h3>Notes</h3>
    <p>[1] https://www.archipel-confluences.org/WikiAdC/?Attitudes</p>        
 
</div>




	 


      <div class="clearfix"></div>
    <div class="BAZ_fiche_info">
      
      <div class="BAZ_actions_fiche">
                          <a class="btn btn-entry-action btn-sm btn-default" href="https://eccap.fr/?DesConfluencesEnMouvementCatalyserVersDe">
            <i class="fa fa-eye"></i>
            <span>Voir la fiche</span>
          </a>
                                                        </div>
      
    </div>
  </div>
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
      </item>
      <item>
        <title>Une encyclopédie en commun ?</title>
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        <dc:creator>YesWikiProAdmin</dc:creator>
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<h4>01/03/2023</h4>
<h1 class="BAZ_fiche_titre">Une encyclopédie en commun ? </h1>
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		 	title="Voir la fiche ECCAP ">ECCAP </a></li>
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                       <a href=?une-democratie-pour-vivre-ensemble>Une démocratie pour vivre ensemble </a>
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<div class="article">
    <p>Pour mener plus loin l&apos;encyclopédie du changement de cap, notre petite équipe s&apos;étoffe pour contribuer à l&apos;élaboration d&apos;une encyclopédie en commun. Cette présentation a été rédigée par des personnes impliquées dans le monde associatif, en particulier l&apos;éducation populaire et/ou les communs numériques..</p>    <p></p>    <p>Les incertitudes d’ordre écologique et économique, la perte de confiance continue dans nos institutions, l’infobésité, les fake news… sont facteurs d’instabilité et génèrent des antagonismes, comme en témoignent la violence qui s’installe jour après jour dans nos échanges, et l&apos;entre-soi amplifié par le fonctionnement en algorithmes des réseaux sociaux. Cependant ce contexte peut aussi être le déclencheur d’une bifurcation nécessaire, nous ramenant à la nature complexe du monde auquel nous appartenons.<br /><br />Une telle rupture demande que la place du politique devienne centrale, en particulier face aux pouvoirs économiques et financiers. Des expériences existantes montrent l&apos;intérêt d&apos;un élargissement du « pouvoir politique » au-delà du corps des élus (et des institutions), c’est à dire à l’ensemble du corps social organisé reliant tous les acteurs et actrices qui contribuent à faire et à penser la société. Et pour que ce corps social puisse créer les conditions d’une transformation de la société, il va en premier lieu devoir s&apos;attaquer aux « objets en tension » auquel il est confronté.<br /><br />A partir de l&apos;expérience de l’Encyclopédie du Changement de Cap, nous nous proposons de contribuer à nourrir, en relation avec l’ensemble des agrégateurs de connaissance existants, les conditions d’un dialogue des savoirs, intergénérationnel, hors des binarités politiciennes, tenant compte de la place de l’individu, des collectifs de travail, des organisations et institutions.<br />Se dégagent quatre intentions, correspondant à des niveaux d’investissement :<br /><br />1. Collecter, organiser, éventuellement accompagner la création de contenus (articles, podcast, vidéos), sur un serveur ouvert à l’interopérabilité des données.<br />2. Mettre en évidence les tensions et interactions entre les contenus collectés pour alimenter des échanges contradictoires : <strong>des controverses</strong>, qui ne sont ni des polémiques, ni des pugilats, ni des clash.<br />3. Donner à voir des méthodologies de mise en controverses expérimentées dans les différents espaces et/ou théorisées<br />4. Tisser des relations vivantes entre auteurs, initiatives, lectorat, en concevant une architecture et une sémantique des liens en relation avec les autres acteurs du secteur, une façon de créer le « désir d’archipel », en le rendant visible.<br /><br /><strong>Il s’agit de constituer ensemble un espace contributif de ressources et de partage des savoirs, dans la diversité des points de vue, de façon à faciliter pour chacun la construction de ses opinions, et de se saisir de moyens d’agir individuels et collectifs.</strong></p>    <p>Une association et un fonds de dotation en cours de construction pourront servir de supports à cette encyclopédie en commun. </p>         
 
 
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        <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 13:18:42 +0100</pubDate>
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